Archives art fr., I, 429, Benj. Fillon, Doc, p
2. Ces deux dernières statues n'étaient peut-être que des reproductions agrandies de celles qui figuraient autour du tombeau de François II.
3. M. l'al^bé Bosscbœuf affirme qu'il fut terminé vers 1501-1502. Nous ne connaissons pas de témoignage qui confirme cette date.
4. Thibault Lepleigney, La décoration du pays et duché'de Touraine en IHAI, fol. 13.
reste que la parole tant les choses sont bien faites. Ledit tableau est tout painct d'or et d'azur; celui quilefit s'appelait Michel Coulomb^ estimé le plus savant de son art qui fut en chrétienté. Ledit tableau est toujours ouvert aux bonnes fêtes et ne se montre autrement ».
Selon Monsnyer^, ce retable aurait coûté quinze mille ducats et cet auteur l'appelle « une des belles choses du monde ». Il est également célébré dans le « Blason et louange de la noble et royale duché de Tours- ». Mais Lepleigney doit se tromper lorsqu'il parle de marbre, car il est justement spécifié dans le marché passé pour le tombeau de La Rochelle que le monument sera « de telle pierre que sont faictes les images de la sépulture et trépassement de Notre-Dame, de présent fait en l'église paroissiale de Saint- Saturnin de Tours ».
C'était donc là probablement deux monuments équivalents et tous deux en pierre ^, comme le Sépulcre de Solesmes. Il est infiniment regrettable qvi'ils aient disparu l'un et l'autre, car mieux peut-être que les marbres qui nous restent, ils nous auraient permis d'apprécier le vrai style du tailleur d images Michel Colombe, lorsqu'il était livré à lui-même et travaillait dans la belle matière illustrée par les maîtres français du moyen âge, sans la préoccupation de satisfaire par tel ou tel détail quelque protecteur raffiné, trop au courant des modes nouvelles et des choses d'Italie. La simple énumération des personnages du Sépulcre de La Rochelle nous fait bien entrevoir à quel type traditionnel nous aurions eu affaire ici. Mais le moindre fragment nous permettrait d'élucider à coup sûr la question de l'attribution du Sépulcre de Solesmes, et de savoir si oui ou non celui-ci peut être sorti de l'atelier de Colombe*.
Le Sépulcre de La Rochelle était terminé en loi G et nous avons le reçu de Michel Colombe pour l'ensemble de la somme, six cent trente livres tournoys, qui lui était due.
Nous savons aussi par une quittance de paiement jointe à celle du sculpteur que les images du sépulcre de La Rochelle avaient été « peintes et estoffées » par un nommé Bernard du Pastiz^ peintre de Tours, comme l'avaient été, par exemple, celles du sépulcre de Jarzé, par quelque collaborateur de Louis Mourier ^.