Hisloj'ia Sancti Martini Turonensis, ms. Bib. de Tours
2. Cité par Rouillct, ouv. cit., p. 20, mais sans mention d'auteur.
3. Et non en terre cuite, comme le dit Rouillet {loc. cit.) ; le texte est formel.
4. Nous avons indiqué plus haut ce qu'il fallait entendre au juste par la formule contenue dans ce marché « de la sorte et manière que le cas requiert et quil est accoutumé faire en pareil cas ». Cf. chap. VIII, p. 294.
5. Le Sépulcre de Solesmes ne paraît jamais avoir reçu de peinture.
LA VIE ET LA CARRIÈRE DE MICHEL COLOMBE
L'activité du vieux sculpteur, qui avait près de quatre-vingts ans, est prodigieuse : sa renommée ayant grandi, il recevait de tous côtés des commandes importantes. Après celle des fabriciens de La Rochelle, et avant le paiement définitif, nous savons qu'il fut chargé par le cardinal Georges d'Amboise de l'exécution d'un morceau capital destiné à la décoration de ce fameux et composite château de Gaillon dont nous avons déjà tant parlé.
C'est le bas-relief en marbre représentant saint Georges coinhatlaiit le dragon^ qui ornait le retable de la chapelle. Pendant |a Révolution ce morceau fut recueilli par le Musée des Monuments français * et se trouve aujourd'hui au Musée du Louvre.
Lenoir l'avait attribué à l'hypothétique Paul Ponce. Emeric David indiqua que cette attribution était insoutenable à cause de la provenance de Gaillon el qu'elle était née probablement d'une confusion avec le basrelief de Saint- Georges par Ponce signalé par Sauvai-. \\ ignorait du reste encore au moment où il écrivait la mention des comptes de Gaillon publiés seulement par Deville en 1850
Le saint Georges de Gaillon et le tombeau de Conimines. et où l'on trouve cet article : Monuments français.
La, table d'osfel de marbre où sera le Saint Georges, à Michaull Colombe., sur le marché h lui fait pour la façon de faire le
\ . Lenoir l'avait fait entrer dans la composition du monument de Comniines. Calnl. an X., n° 93, p. 183 ; Descrip. du Mus. des mon. fr., 11, 187, avec la pl. reproduite ci-contre.
2. Em. David, Vie des artistes anciens et modernes, p. 176. — Sauvai, Antiquités el Recherches, I, 131. Il est assez singulier de trouver encore cette attribution dans VHisloire de Léonard de Vinci, d'Arsène Houssaye, publiée en 1876, alors que les comptes de Gaillon étaient publiés depuis 1850.