‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 200 sur 305 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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4. Ce compte-ci donne Orléans comme but du voyage à accomplir. Est-ce la trace d'une hésitation sur le choix de l'atelier autjuel on voulait s'adresser, ou bien d'un déplacement de Michel Colombe? n'est-ce pas plutôt une simple erreur de rédaction?

LA VIE ET LA CARRIÈRE DE MICHEL COLOMBE

cette fois comme un simple exécutant qui accomplit son œuvre personnelle chez lui, à son temps et aise, et qui peuL conserver ses méthodes traditionnelles, lors même que ses œuvres sont complétées en dehors de lui, par une décoration conçue suivant un esprit Loul différent.

C'est peu de temps après, entre 1508 et 1511, et probablement encore sur la commande de la reine Anne, que Michel Colomlje exécuta la statue funéraire de Guillaume Guegen , évêque de Nantes et prélat favori de la reine, mort entre 1506 et 1507, et enseveli dans la chapelle de la Madeleine, à la cathédrale de Nantes ^

L'attribution de l'œuvre à Michel Colombe était traditionnelle, et on la trouve rapportée par les historiens de Nantes. Une lettre d'une dame d'honneur de la reine, Michelle de Saubonne, publiée par Benjamin Fillon -, ne permet pas d'en douter. En 1509 ou 1510, caria lettre n'est pas datée, celle-ci écrivait, de la part de la reine à quelque trésorier dont le nom nous échappe également, « de faire faire le paiement des soixante-quatre escus souleil dus de la sépulture de Messire Guillaume Guegen à Michel Coulomb de Tours^ qui ne sont encore payés ». C'est sans doute aussi à ce tombeau que Perréal fait allusion dans sa lettre à Barangier du 4 janvier 1511, oii il parle longuement de la qualité d'un albâtre dont on avait fait amener deux ou trois belles grandes pierres à Lyon : « je vous réponds^ ajoute-t-il, que lesdites pierres ont été menées par Loire à maistre Michel Colombe, lequel en fait sépulture pour un évêque^ ».

Le dessin du tombeau figurait dans le recueil de Gaignières* et on suppo-

1. Cf. Travers, Hisl. de Nantes, et Rame, Bull, archéol., 1883.

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