‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 221 sur 305 · Coll. Ed. André. Trois Vertus théologales et une Justice · texte numérisé non relu

Coll. Ed. André. Trois Vertus théologales et une Justice

2. Il y en a deux exemplaires légèrement différents à la Bibliothèque nationale. Cabinet des Estampes Kh 28. — Cf. Delaborde, La gravure en Italie avant Marc-Antoine, p. 37 et suiv., pl., et Bartsch, L'amateur d'Estampes, vol. XIII, p. 120, n"^ 18-67.

Ce langage symbolique, du reste, n'avait pas de peine à être compris chez nous; il était tout à fait conforme à Tesprit allégorique du xv*^ siècle. Il suffit de songer, pour s'en rendre compte, au Roman de la Rose et à toute la littérature qui en était issue. Les miniaturistes avaient abondamment illustré ces ouvrages

et, en dehors même de ces allé-

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gories de Nature, de Déduit et de Faux Semblant, l'art français n'ignorait certainement pas la série des Vertus, quoique ce ne fût pas un thème aussi fréquemment employé qu'en Italie. Nous savons qu'il existait à Amboise, au milieu du xv*^ siècle, un pavillon dit « des Sept Vertus », du nom des statues qui le décoraient'. Un manuscrit de la Bibliothèque nationale-, d'origine française et datant du plein xv'' siècle, le Champion des dames, nous représente , dans une ronde très naïve , la Vierge Marie entourée des Vertus ; elle sont douze en costume du temps, sans attributs, mais leurs noms sont inscrits près d'elles : Chaj'ité, Espérance, Foi, Justice, Force, Tempérance, Prudence, Pej^sévérance, Continence, Miséricorde, Virginité, Humilité.

Dans le Jeu de cartes dit de Charles VI, qui se trouve aussi à la Bibliothèque nationale, nous rencontrons également trois figures de Vertus, peintes sur vélin, à fond d'or gaufré : c'est une Justice assise avec l'épée nue et la balance, une Tempérance avec deux vases, une Force avec une colonne brisée'^.

La Force.

D'api'ès une gravure du Jeu de cartes d'Italie. ( Fin du XV' siècle.)

1. Lambron de Lignim, Congrès scientifique de Tours, IS'tl, I, 121, — Cartier, Essais historiques sur Amhoise, p. 41.

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