Cf. L. Dimier, Primatice, p
3. La plupart de ces peintures ont été relevées pour le service des Monuments hisloi-iqucs, et l'on peut en voir quelques reproductions à l'aquarelle au Musée du Trocadéro.
4. Cf. de Galenibcrt, Mémoires sur les peintures murales de Véglise Saint-Mexme de Chinon, Mém. Soc. archéol. Tour., V ( 1855), p. i4"j-204, pl. — Il existe aussi une fresque représentant un Jugement dernier dans la chapelle du château de Chàteaudun.
5. Cf. J.-J. Guiffrey, Nouv. arch. art fr., 1877, p. 396, et Lafeneslre, Revue de l'art ancien et moderne, 1897, II, 305-314, pl. — Exp. rétrosp. art fr., 1900. Cat. n" 4344.
6. Ce tableau provient sans doute de la Chartreuse du Liget. Cf. Palustre, Catal. Exp. rétrosp. Tours, 1890, pl. IV. On en a signalé récemmentun autre analogue, mais un peu plus tardif à notre avis, qui proviendrait de Fontaines-les-Blanches. Cf. A. Gabeau, Réun. des Soc. des B.-A. des dép., 1900.
7. Cf. plus loin, chap. VII et VIII. Exp. rétrosp; art fr., 1900, n" 4545.
COUP d'œil gknéhal sur les arts mineurs et sur la peinture 41
l'on entrevoit diverses influences, mais dont la noie dominante est bien française. Il faudrait noter aussi cette série de portraits intimes et précis qui, faisant suite à ceux de Fouquet, préparent et annoncent ceux de l'école des Clouet : par exemple, à l'extrême fin du xv*^ siècle, le petit portrait du dauphin Charles Orland ' ou celui d'une donatrice agenouillée présentée par une sainte Madeleine (collection Somzée), bien d'autres encore.
La miniature allait disparaître ou du moins voir son rôle considérablement diminué au xvi*' siècle par le développement croissant de l'imprimerie; le rôle des copistes et des enlumineurs allait se réduire à l'exécution de quelques volumes de grand luxe. Mais cela ne tenait ni au caractère même de l'art du temps, ni à l'aclion de l'art italien : ce fut un phénomène falal et qui ne doit pas empêcher de constater l'éclat antérieur de notre école de miniaturistes, assez ])eu connue encore malheureusement entre Fouquet el Bourdichon -. Nous ne pouvons naturellement aborder ici cette étude délicate et ardue. Mais les quelques miniatures qu'il nous a été donné d'examiner, soit à la Bibliothèque nationale, soit dans les bibliothèques de province, à Tours par exemple, à Vendôme ou à Poitiers, celles où nous avons eu à chercher des rapprochements avec des monuments que nous avions à étudier dans le détail, ou celles que nous nous sommes plu à passer en revue pour pénétrer plus intimement l'esprit général de l'art du temps, la miniature par exemple des Droits de Louis XI sur la Bourgogne à Tours celle des Statuts de l'ordre de Saint-Michel dédiés à Charles YHI à Paris ^ ou celles du Missel de Nouaillé à Poitiers, nous ont laissé l'impression d'un art exquis et délicat, bien vivant surtout, où se révèlent çà et là quelques traces d'influence italienne, mais qui se suffit à lui-même et n'a presque rien à gagner à un contact violent avec l'art étranger.
Cela est plus frappant peut-être encore dans le vitrail^ art essentiellement français. On connaît les magnifiques vitraux du xv*' siècle, de Bourges, de Moulins, de la cathédrale de Tours ou de Notre-Dame-la-Riche. L'art qui s'y épanouit était si vivant et si fécond qu'on le verrait se continuer presque intégralement dans certaines écoles qui se développèrent au début du xvi^ siècle en Touraine, en Champagne, en Normandie, dans le Beauvaisis, etc. Citons-en seulement comme exemples les vitraux exécutés pour Jacques de Beaune en Touraine, à la Carte, à Ballan, à Semblançay, ceux de
1. Cf. Palustre, Catalogue Je l'Exp. rétrosp. de Tours, 1890, pl. V.
2. Cf. Paul Durrieu, Jacques de Besançon et son œuvre, et diverses communications du même auteur à la Soc. nat. des Antiquaires.