Il mesure 2°" 65 de hauteur
2. Martigny, Dict. des antiquités chrétiennes, art. Crucifix, p. 191-192. — Grimouard de Saint- Laui-ent, Guide de l'art chrétien, II, 212. — Barbier de Monlault, Iconographie du chemin de la Croix, Ann. archéol., XXV, p. 111. — F.-W. Farrar, The life of Christ as represented in art, Londres, 1894, etc.
l'atelier de MICHEL COLOMBE
Sanfo *. On a supposé que c'était en souvenir de quelque pèlerinage, de quelque vœu fait par lui ou par quelqu'un des siens au SairU Voult de Lucques que Charles du Plessis aurait commandé l'exécution de cette image ' ; peutêtre l'idée serait-elle tout simplement germée à la vue de quelque gravure, miniature, ou statuette, rapportée d'Italie par quelque pèlerin.
On pourrait même se demander, en l'aliscnce d'indication plus précise, si c'est bien directement au Christ miraculeux de Lucques que fut emprunté le thème de notre sculpture, ou bien à quelque image dérivée de lui, répandue par la chrétienté depuis de longues années. Ainsi, nous voyons au Musée de Cluny ^ des bâtons de confrérie, plus tardifs il est vrai , mais sans aucun rapport avec la sculpture angevine , qui portent de petites images du Christ en croix habillé et couronné. Ne reproduisent-ils pas quelque ancienne image célèbre et vénérée? Bien d'autres crucifix, du reste, sans être dérivés du Saint Voult, reproduisaient un type analogue, plus ou moins byzantin ou archaïque. Tel le Saint Saulve (['Amiens''^ auquel on donne aussi une origine miraculeuse, ou bien encore un grand crucifix habillé qui se voit dans une chapelle du collatéral droit de l'église Saint-Remi de Reims.
Cependant le Saint Voult de Lucques était certainement connu en France à l'époque dont il s'agit. Il existe, au Musée Saint-Jean à Angers, une minia-
1. On l'honorait et on rhonoro encore d'une dévotion particulière. C'est une œuvre qui date vraisemblablement du vi^ siècle, mais que l'on prétendait sculptée par Nicodème, le disciple du Christ.