‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 257 sur 305 · Cab. des Est. Pe \, fol · texte numérisé non relu

Cab. des Est. Pe \, fol

3. La Force avait comme attribut un dragon et non une colonne.

4. Il y aurait encore, dans une région toute différente, à citer les Vertus du tombeau de Chahannes, conservées à Avignon (1525), à les rapprocher de celles de Rouen, d'Ecouis ou de Vendôme.

5. Cf. Bull. Soc. arcliéol. de Tours, t. IV, p. 50, 112. La restauration demandée en 1853 parla Soc. archéol. ne fut exécutée qu'en 1875, par les soins de la famille Branicki, propriétaire du château de Montrésor.

l'atelier de MICHEL C0L0M15E 459

ne savons pas trop au fond si cela n'est pas la meilleure, consisterait à y reconnaître Ymbert de Bastarnay (j 1523), sa femme Georgette de Montchenu (-j- 1511), et leur fils François (j 1513)'. Chalmel ' cependant prétendait autrefois y voir René de Bastarnay (f 1580), Isabeau de Savoie, sa femme, et Claude, leur fils {j 1567), M, l'abbé Bossebœuf a démontré récemment^ qu'il s'agissait bien d'Ymbert et de son fils François, mais que, d'après les armoiries, la femme ne pouvait être qu'Isabeau de Savoie (morte en plein milieu du xvi*^ siècle). Cela reporterait l'une au moins des figures et peut-être l'ensemble du monument, à une époque beaucoup plus tardive.

Quoi qu'il en soit , le style des gisants qui sont en grande partie intacts, tandis que la plupart des apôtres qui figurent dans le soubassement sont des réfections modernes, est très différent de celui du tombeau des Poncher. Il est bien traditionnel encore , mais infiniment plus sec et plus dur. De même, les quelques figures d'apôtres conservées et les quatre angelots agenouillés ne ressemblent en rien aux figures du même fjenre sorties de l'atelier de Michel Colombe. Elles sont d'un caractère gothique un peu pauvre, qui ne paraît presque pas touché de la grâce nouvelle, et nous ne voyons aucune raison , en l'absence de tout document certain , d'attribuer ces statues à Guillaume Regnault ou à quelque autre artiste de l'école. Nous serions même tentés, mais ceci n'est qu'une simple hypothèse, de supposer qu'Ymbert de Bastarnay, sieur du Bouchage, Dauphinois d'origine, ne serait pas étranger à la venue sur la Loire du sculpteur Martin Cloisfre, originaire, comme nous le verrons tout à l'heure, de la ville de Grenoble. Il lui aurait commandé, entre 1511 et 1514, son tombeau et celui de son fils qui venait de mourir. Quant à la statue de femme, malgré l'identification

1. Cf. Carré de BusseroUe, Diction., art. Moiitrésor. — Mandrot, Y. de Daslarnaij, p. 390. —

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