‹ Michel de Montaigne; sa vie, ses œuvres et son temps. 2. éd., augmentée de documents authentiques inédits et de la littérature de Montaigne en ellemême, dans ses rapports avec les lettres, en général et, plus spécialement, avec les lettres au 16e sìecle et au commencement du 17eChapitre 6 sur 77 · LA PROPRIÉTÉ, C'EST LE VOL · texte numérisé non relu

LA PROPRIÉTÉ, C'EST LE VOL

Voilà des formules très-simples et des procédés très-sommaires.— Michel de Montaigne, revenant à ses pronostications sur les effets de la liberté illimitée de la raison, n'aurait eu qu'à répéter son mot : exécrable athéisme.

(i) Cet examen, je l'ai déjà dit, était arrivé à son terme quand j'ai lu, aux Débats du 19 janvier r855, avec le plaisir qui s'attache à tout ce qu'écrit M. de Sacy, un résumé de sa pensée sur Montaigne. Au fond, c'était le jugement de Port- Royal. Seulement le juge, cette fois, aime fort celui qu'il condamne. Serait-ce un legs psychologique de M. de Sacy de Port-Royal à M. de Sacy de l'Institut, avec la tendresse en plus?

tera pas au scepticisme, cette incrédulité bâtarde, non plus qu'il ne deviendra athée, par la négation du bon sens. C'est d'un tel homme qu'il sera vrai de dire le mot du chancelier Bacon : « Un peu de

« PHILOSOPHIE NATURELLE DISPOSE A l' ATHÉISME , « TANDIS QU'UNE SCIENCE PLUS PROFONDE RA- « MÈNE A LA RELIGION. »

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