Quatorzième provinciale. Page 293, Édition
le secret, a-t-il fréquemment enseigné l'inviolabilité de l'existence humaine , comme commandement de Dieu.
Pascal n'admettait donc ni cavillations ni prétextes à enfreindre cette règle sacrée. Hors les cas de légitime défense et les lui fallait-il bien démontrés la vie des autres était pour lui un champ d'asile.
Avant l'Evangile, avant le décalogue, continue l'auteur des Provinciales , Dieu avait dit à l'humanité en la personne de Noé : «Je de- «manderai compteaux hommes de la vie des «hommes et au frère de la vie de son frère.» Cette défense générale, ajoute Pascal, ôte aux hommes tout pouvoir sur la vie des hommes et Dieu se l'est tellement réservé à lui seul que selon la vérité chrétienne, opposée, en cela, aux fausses maximes du paganisme, l'homme n'a pas même pouvoir sur sa propre vie l.