INTRODUCTION. CXIX
Mazarin, revient sur le besoin d'argent : «r Je >y sais, dit-il, qu'il est aisé d'araisonner et que n l'argent ne se trouve pas si aisément, mais il ^> faudroit plutôt diminuer les troupes et les » payer, que d'en mettre un si grand nombre » sur pied et les laisser périr sans rien faire, » faute d'entretien (*). »
Le môme jour, Le Tellier, qui entretenait
Mazarin de ses embarras linanciers, adressait à
Des Noyers le chitîVe des dépenses urgentes
auxquelles il avait à pourvoir (^). Enfin, les
fonds sont arrivés, mais le banquier de Lyon,
qui les reçoit de Paris pour l'armée d'Italie, a
jugé à propos de retenir cent cinquante mille
livres qu'il avait avancées au commencement de
la campagne, bien que le surintendant y ait déjà
pourvu par une assignation à Paris. En attendant
des explications ultérieures. Le Tellier écrit à
Mazarin : « Il faudroit bien étendre le parclie-
» min avec les dents pour satisfaire à tout le
» monde. M. de Longueville est si raisonnable
» qu'il se portera volontiers à faire payer un
» chacun, par estimation, jusqu'à la concur-
» rence de notre fonds. L'arrivée de la montre
» ([ue l'armée a apprise par la dépêche de Votre
(1) Le Tellier ù Mazarin, 5 septemre IdiJ, p. 21 »i.
(2) Le Tellier à DesNoyiT?, r> septembre Ifiii, j». i.M7.