CXVIII INTRODUCTION
» montre pour l'employer ainsi qu'il sera par » elle ordonné. Je vous écris ceci par son » comniandemenl exprès... (') »
L'année suivante, Mazarin écrit à Le Tellier : « Vous n'avez pas de commis qui travaille plus » que moi pour vous faire tenir de l'argent, et >> je crois aussi pouvoir dire avec vérité que le » roi n'a pas beaucoup de serviteurs qui le )) ménagent comme vous faites pour son ser- » vice Ç'). » De son coté, Des Noyers lui disait : u .le voudrois bien être assez éloquent pour » persuader à M. le surintendant qu'un fonds » d'un million cent mille francs n'est pas bas- » tant pour payer une montre à une armée » comme la vôtre... Je me trouve obligé de >> remettre mes eflbrts à l'arrivée de Son Emi- » nence qui sera ici beaucoup plus tôt que je » ne pensois, Dieu aidant (^). » En effet Richelieu, suivant le roi dont l'armée assiégeait Perpignan, avait eu avec lui une dernière entrevue à Tarascon, et il se rendait à Eyon où Cinq-Mars devait être jugé. Le cardinal partait de Lyon le 12 juillet et rentrait à Paris à petites journées. Le 5 septembre. Le Tellier écrivant à
(1) Des Noyers, à Le Tellier, 18 octobre i641, p. 119.
(2) Mazarin à Le Tellier, 30 août 1642, p. 212.
(3} I>'^s Xovpi's à Le Tellier, 22 septembre 16 i2, p. 223.