INTRODUCTION. CXXVII
» senter que les miinitionnaires n'ont aucun
» équipage pour faire des voilures, en sorte que
» si l'armée alloit en un lieu où ils ne trou-
» vassent pas de blé à acheter, il mesarriveroit
» indubitablement. S'il est vrai que vous ne leur
» ayez rien donné pour celte année, i! leur est
» du une somme assez considérable pour les
» quatre premiers mois, soit deux cent soixanle-
» treize mille livres à raison de sept mille rations
» qu'ils ont fournies et au-delà, et encore dix
» mille livres pour la fourniture extraordinaire
« qui s'est faite à Montcalvo, sans y co:uprendre
» quelque blé et mulets qui ont été pris par les
» ennemis, pendant cet hiver; sur quoi ils ont
)) reçu cent quarante-un mille huit cent soixante-
» quinze livres seulement, il leur reste du cent
» trente-un mille cent vingt-cinq livres (*). »
Au mois de juillet, Falcombel était encore c\ Paris, Des Noyers écrivait à Le Tellier : « Je
» fais tout ce que je puis pour renvoyer vos
» munilionnaires , sachant combien ils vous
» sont nécessaires par delà. Mais comme nous
» sommes un peu éloignés de messieurs des
» Finances, j'ai prié >ï. de Moyroux de ne point
» partir de Piiris qu'n[)rrs avoir l'iiit auprès
(1) Le Tellier à Df s Noyers, i" mai Uiil, p (IJ.