‹ Michel Le TellierChapitre 108 sur 179 · CXXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXXII INTRODUCTION

» rieur, parce que le prix de transport est » supposé égal au prix nu de la ration (*).

Il faut louer bien haut cette pensée toute moderne, « allègue-t-on... » que la restauration a mise en pratique au retour de la paix après 1815, et qui a été continuée jusqu'à ce jour; on n'en était pas là au temps de Des Noyers, et assurément il promettait plus qu'il ne pouvait faire. Mais à part cette belle pensée, dont il faut lui tenir compte, le reste de sa proposition ne repose sur rien de solide. Le Tellier a déjà dit plusieurs fois qu'il n'y avait pas à se fier aux Piémontais, il n'y a donc pas à chercher lu le boulanger dont Des Noyers dispose en France. Le Tellier, dans sa réponse, dit qu'il ne pense pas que les communes se contenteraient des quarante-deux deniers du munilionnaire, il y a loin de là à une réduction de prix à vingt-six deniers. Le Tellier reconnaît cependant qu'il serait bon de faire deux prix : Tun pour les troupes de garnison, l'autre pour celles en campagne. Mais ce seraient alors des conditions nouvelles à proposer aux munitionnaires (^).

Des Noyers ne s'arrête pas à ces difficultés qu'il ne prévoit pas; sa proposition, fraîche

(1) Des Noyers à Le Tellier, 6 février 1643, p. 277.

(2) Le Tellier à Des Noyers, 26 février 1643, p. 303.

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