INTRODUCTION. CXXXIII
lose, réchauffe au point qu'il dit à Le Teltier :
Cette article est de telle conséquence que
j'avois presque résolu de vous faire porter
celle-ci par courrier exprès; » puis il se calme
^'l pense que cela pourra tout au moins conduire
à un traité raisonnable. Et content d«,' lui, il
Unit par une expression assez originale : « C'est
' trop parler de pain sans manger. »
Si l'histoire consistait à finir sur un joli mot, nous pourrions en rester là sur la question des vivres, mais elle a mission d'enregistrer des choses plus sérieuses. Le Tellier, dans une lettre du 4 décembre 1G40 à Des Noyers, apprécie et juge Falcombel en ces termes : « Il est homme » de service, fort intelligent, et a tout crédit et « adresse dans le pays (*). »
En 1(348, Falcombel est munitiounaire de l'armée du maréchal Du Plessis assiégeant Crémone; nous avons vu plus haut, page \\V, à ([uelle détresse cette troupe était réduite au moment de lever le siège. Falcombel va concourir à son salut en élevant jusiju'à riiéroïsme ces qualités que Le Tellier signalait eu lui eu l(j4t). Voici ce ([ue le maréchal Du Plosis liip- [)orte dans ses mémoires :
(I) Le Tellier à Des Noyt»r*. i .lècetubiv I6i0, p. -21.