CXXXIV INTRODUCTION
« Il n'y avoit pour faire notre retraite que la M route des Génois dont on put se prévaloir. La » condition que posa la république fut de ne pas- » ser que mille à douze cens hommes à la fois, » en payant. Passer treize ou quatorze jours de » cette manière, dans un pays où l'on paie bien » plus chèrement et même au double qu'en n aucun autre, il n'est pas facile d'y réussir » sans désordre. Le munitionnaire Falcombel , « affectionné au service du roi , et fort attaché )) au maréchal Du Plessis, facilita extrêmement » ce passage, par le crédit qu'il eut à Gênes, où « il trouva moyen d'avoir du pain pour toute » cette marche... Il est certain que sans la » conliance que Falcombel eut au maréchal » Du Plessis , pour le faire rembourser de ses » avances , l'armée n'auroit pu se sauver, n'y >» ayant point remède contre la faim ni de )) moyen de s'en garantir. » Le siège fut levé le 6 octobre 1G48 (').
Le service hospitalier de l'armée est le sujet des premières lettres de Le Tellier en arrivant à Turin. Voici ce qu'il écrit à Des Noyers : « L'une des choses qui semblent plus néces- » saires en ce pays est l'établissement d'un
(I) Page 288. Dans ses Mèiuoires, le maréchal Du Plessis parle de lui à la troisième personne.