‹ Michel Le TellierChapitre 112 sur 179 · CXXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXXVI INTRODUCTION

linge à pansement, transports, toutes choses qu'il était d'usage alors d'improviser et qui exigeaient qu'on eût l'argent à la main pour y faire face le moins mal possible; c'est ce que Le Tellier explique en toute occasion. Il écrit dans ce sens à Des Noyers : « Les trésoriers de Tex- » traordinaire de la guerre n'ont aucun fonds ^> que celui que vous avez envoyé pour l'entre- » tien de la garnison de Turin , sur le ménage » duquel nous prenons ce qu'il faut pour l'hô- « pital ('). » Des Noyers répond : « J'aurai » soin en faisant l'état de l'armée d'y faire em- » ployer un fonds raisonnable pour l'entretien * de vos hôpitaux. Mais vous devez prendre » garde que si le soldat est malade dans l'hô- » pital, son prêt ne lui sera pas payé dans » l'armée, et qu'ainsi, étant mis en deniers » revenant bon, je fais fonds pour l'hô- » pital (-). »

Dans deux circonstances seulement, et toujours pour justifier une demande de fonds, nous avons un effectif des militaires à l'hôpital. Le 9 juin 1641, Le Tellier écrit à Des Noyers : « J'ai encore emprunté pour les garnisons, pour » l'hôpital qui coûte plus de vingt mille hvres;

(1) Le Tellier à Des Noyers, 9 février 1641, p. 4L

(2) Des Noyers à Le Tellier, 12 mars 164f, p. 51.

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