‹ Michel Le TellierChapitre 137 sur 179 · CLXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXIV INTRODUCTION

cr Je recoimois en servant que les généraux ne * devroient jamais avoir de troupes dans les » armées, ni les gouverneurs dans les places, » vous en devinez bien la raison. » Nous mettons, nous, raisons au pluriel : ces raisons sont mises en évidence par nos articles ci-dessus sur les effectifs^ sur les exactions des troupes, sur la justice militaire. Les détails qu'ils contiennent ne laissent aucun doute sur le mauvais recrutement des compagnies par les capitaines, sur les exigences blâmables des officiers dans les cantonnements; mais la cause première de tous ces désordres, c'est la tolérance coupable des généraux qui, titulaires de compagnies, veulent avoir leur part dans les avantages pécuniaires que chaque capitaine retire de sa compagnie, plus ou moins mal administrée, état de choses monstrueux et ruineux pour un Etat.

Remarquons cette expression de Le Telher : <r Je reconnois en servant.... » Il y a tout juste un an qu'il est intendant d'armée, et il ne lui en a pas fallu davantage pour constater le mal.

Voici une autre réforme bien hardie que Le Tellier signale : « Il faut considérer, dit-il, que » la plus grande dépense de l'entretien des » troupes procède de la multiplicité des corps et

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