CXXIV INTRODUCTION
qu'on lui demande comme extravagant, et il ajoute : « Ils doivent bien savoir que ce n'est » pas là le moyen d'obtenir le paiement de ce » qui leur est dû des fournitures passées ('). » Ce raisonnement -là n'est ni juste ni équitable , c'est tout simplement de l'arbitraire administratif. V Les munitionnaires, continue Des » Noyers , ne s'étant voulu relâcher depuis » leur première demande de cinquante-deux » deniers que jusqu'à quarante-cinq, je de- » meurois dans de grandes perplexités de ce » à quoi nous nous devions arrêter, jusques à » ce que mes ténèbres aient été éclairées par vos » lumières (*). »
Le Tellier rendant compte au chancelier Séguier des démarches faites par Mazarin pour trouver des fournisseurs en Itahe, disait : « Je
* ne doute pas que Falcombel et ses associés
* ne soient bien avertis des démarches qu'on a » faites de munitionnaires dans le pays, et que » ceux mêmes desquels nous sommes servis ne » leur en aient donné avis , tant pour les » grandes habitudes (relations) qu'ils y ont, que » pour ce que tous les Piémontois sont extrê- » mement intéressés et sans fidélité. Je vous as-
(3) Des Niyers à Le Tellier, 37 janvier 1641, p. 38.
(4) Des Noyers à Le Tellier, 1" mars 1641, p. 47.