‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 113 sur 178 · INTRODUCTION. ■** CXXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. ■** CXXXI

pain en 1641 et 1642, est assez primitive à nos yeux aujourd'hui ; c'est peut-ôtre la méthode du temps et il n'y a point à s'y arrêter. Cependant pour 1643, Des Noyers pense qu'il y a mieux à faire ; une bonne idée lui traverse l'esprit comme un éclair, et nous savons qu'il est de plus l'homme du premier mouvement ; voici ce qu'il écrit à Le Tellier : pour abréger, nous résumons les textes que nous donnons plus loin : « Pen- » dant le quartier d'hiver, ' l'infanterie qui oc- » cupe les places de garnison est seule à recevoir » le pain de munition à la charge du roi. Le » gros de l'armée est nourri et cantonné aux » frais de l'habitant. La ration du pain. à la » garnison est payée au munitionnaire qua- » rante-deux deniers, il est certain que vous » pourriez l'avoir sur place à vingt-six deniers. » Par deçà (en France), quand les troupes ne » sont plus en campagne, le prix de la ration » change. *

« AUègue-t-on les avances de fonds des » munitionnaires? Il seroit aisé, si besoin étoit, » de trouver le fonds dudit pain et le vous ren- » voyer ponctuellement et par avance. »

« Par deçà, la règle ordinaire des munition- » naires est de faire payer la ration en cam- » pagne double du prix du boulanger à l'inté-

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