‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 138 sur 178 · CLXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXIV INTRODUCTION

« Je recormois en servant que les généraux ne * dcvroient jamais avoir de troupes dans les » armées, ni les gouverneurs dans les places, » vous en devinez bien la raison. » Nous met- Ions, nous, raisons au pluriel : ces raisons soiït mises en évidence par nos articles ci-dessus sur les effectifs j sur les exactions des troupes, sur la justice militaire. Les détails qu'ils contiennent ne laissent aucun doute sur le mauvais recrutement des compagnies par les capitaines, sur les exigences blâmables des officiers dans les cantonnements ; mais la cause première de tous ces désordres, c'est la tolérance coupable des généraux qui, titulaires de compagnies, veulent avoir leur part dans les avantages pécuniaires que chaque capitaine retire de sa compagnie, plus ou moins mal administrée, état de chosesmonstrueux et ruineux pour un Etat.

Remarquons cette expression de Le TeUier : « Je reconnois en servant.... » Il y a tout juste un an qu'il est intendant d'armée, et il ne lui en a pas fallu davantage pour constater le mal.

Voici une autre réforme bien hardie que Le Tellier signale : « Il faut considérer, dit-il, que » la plus grande dépense de l'entretien des » troupes procède de la multiplicité des corps et

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