III. — LES CORRESPONDANTS DE LE TELLIER
Les correspondants les plus ordinaires de Le Tellier sont Sublet Des Noyers et Mazarin ; nous ne parlons pas du roi , parce que c'est Des Noyers qui tient la plume. Ce dernier, avant d'être secrétaire d'Etat, avait été intendant d'armée, bien qu'il ne paraisse pas se rappeler toujours les difficultés propres à ces fonctions; il s'en souvient cependant parfois ; c'est ainsi qu'à l'occasion de la prise de Tortone, il écrit à Le Tellier : « Je ne vous considère pas au dernier * rang de ceux qui ont concouru à cette grande » entreprise, sachant, par expérience, la part » qu'ont à la peine aussi bien qu'à l'honneur, » ceux qui remplissent le poste que vous tenez » par delà (*). » Au fond, Des Noyers était ce qu'on appelle un excellent homme, sa correspondance le prouve. Voici le passage d'une de ses lettres qui le peint tel que ses contemporains nous le font connaître : « J'ai, dit-il, plus de » peine à prendre mauvaise opinion de ceux qui » servent, qu'aucun de ceux qui sont dans » l'emploi (^). » Il n'était pas un administra-
(1) Des Noyers à Le Tellier, 13 décembre 1642, p.24i.
(2) Des Noyers k Le Tellier, 5 mars 1642, p. 181.