‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 20 sur 178 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

» plaindre à vous de ce que vous ne mandez » rien pour vos intérêts, et que vous laissiez » longtemps inutile une très-véritable et très- » forte passion de vous rendre service. Ne pre- » nez pas garde, je vous prie, à ma foiblesse, » et assurez-vous que je passerai mes forces, » quand il sera question de vous faire connoître, » par quelque effort, comlnen je suis, etc. (*). » Pour nous, cette prodigalité de compliments n'est qu'une fausse monnaie frappée par Mazarin, à son effigie, avec laquelle il cherche à s'acquitter, à peu de frais, des services qu'il attend d'autrui. Le Tellier lui a dit un jour quelle charge il désirait en échange de son intendance. Voici ce qu'il répond à cette communication : « Je » songe à l'intérêt qui vous concerne et duquel » vous m'avez fait l'honneur de me parler, et si » j'y vois jour à faire sortir son effet, je ne » manquerai pas de m'y employer comme je » vous ai promis (^). » On ne. peut pas mieux dire assurément ; mais nous ne voyons pas que Mazarin y ait beaucoup pensé. Dans sa lettre du 1 5 décembre que nous venons de citer, il paraît avoir oublié la demande de Le Tellier; et, dans une autre lettre, cet oubli est mis en évidence

(1) Mazarin à Le Tellier, 15 décembre i64i, p. i45.

(2) Mazarin à Le Tellier, 20 juillet 1641, p. 94.

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