‹ Michel Strogoff [microforme]Chapitre 43 sur 51 · LES MÈMES, NADIUS, STROGOFF · texte numérisé non relu

LES MÈMES, NADIUS, STROGOFF

Pierre (à part, et continuant).—Lui!.. mon fils! mon fils !…

STROGOFF (à Nadius).—Qu'est-ce donc !

Napius.—Des Tartares.

STROGOFF.—ÏIs nous ont vus ?

NaAprus.—Oui !….

PrerRE (à part).—Oh ! cette fois, je ne me trahirai pas devant eux. (1! se cache au fond.)

Le CHEer.—Faites approcher ces gers.

LE SERGENT.—Allons ! approchez., approchez !

LE CHEF.—Qui êtes-vous ?.…,

Napius.—Mon frère est aveugle, et nous avons parcouru, malgré les terribles souffrances qu'il a subies, une route si pénible et si longue qu’il peut à peine se soutenir !

LE CHEr.—D'où venez-vous ?

STROGOFF.—D’Trkoutsk, où nous n’avons pu pénétrer parce que les Tartares l’investissent.

LE CHer.—Et vous allez ?..

. STROGOFF.— Vers le lac Baïkal où nous attendrons que la Sibérie soit redevenue tranquille.

LE CHer.—ÆElle le sera sous la domination tartare !

LE SERGENT (au chef).—Capitaine, ne serait-il pas prudent de nous débarrasser de tous ces mendiants ?

Le CHEF.—A quoi bon ?

LE SERGENT.—On n'est jamais sûr... Ces prétendus mendiants sont peut-être autant d’espions !

Le CHEr.—Eh bien... qu’on les surveille. (I fait mine de s'éloigner.)

Le SERGENT (à purt).—Mon avis, à moi, ce serait de fusiller tous les Russes qui se trouvent sur notre passage.

Ux Sorpar (entrant, au chef) —Capitaine, en montant sur une colline, à cent pas d'ici, on peut voir de grandes fumées qui s'élèvent dans l'air, et, en prêtant l'oreille, on entend au loin le bruit de canon.

Le CHer.—C'est que les nôtres donnent l’assaut à [rkoutsk !

STROGOFF (à part).—L'assaut à Irkoutsk !

Le Cxer.— Voyons cela. (Aux soldats.) Dans une heure, le moment sera venu d’accomplir notre tâche,

et, cela fait, nous rejoindrons les assaïllants. (Il sort, les soldats l'accompagnent.)

LE SERGENT.—C'est égal. Je logeraïis avec plaisir une balle dans la tête de ces Russes-là. (1 les regarde une dernière fois et sort.)

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