‹ Michelet et son tempsChapitre 15 sur 51 · PAL À · texte numérisé non relu

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directement avec lui, Après son élection à l’Institut, en 1838, l'historien lui envoie le discours qu'il a prononcé à l'Académie des Sciences Morales sur « l'éducation des femmes au Moyen Age et l’on trouve, dans la lettre de remerciements qu'elle lui adresse, une suggestion qui n’a pas été perdue pour l’auteur de La Femme :

Je vous remercie mille fois, Monsieur, de votre délicieux morceau sur les femmes au Moyen Age. Je n’ai rien lu de plus admirable ; pourquoi est-il si court? Ne reprendrezvous pas un si beau sujet pour élever l’âme de vos contemporaines en leur montrant l'idéal de l'épouse et de la mère aux temps où nous vivons, comme but où elles doivent tendre sans cesse, également éloigné de la servilité et de l'émancipation. Votre admirable et poétique éloquence donnerait à ces idées toutes banales une expression neuve et entraînante, Pardon, Monsieur, ma confiance et mon admiration me mènent trop loin. :

Mais c’est un adieu que je vous fais, à moins que vous n'ayez ‘un instant samedi soir, car nous partons lundi matin.

M. de Lamartine a bien clos la session par la discussion d'hier dans laquelle il a parlé cinq fois. Les journaux n'ont pas pu rendre ses paroles, car la séance s’est terminée fort tard et, dans la confusion, le sténographe du Moniteur a perdu trois pages de sa réplique improvisée à M. Dupin. Ainsi lout cela est fort tronqué, même dans le Moniteur.

Adieu, Monsieur, veuillez agréer tous mes sentiments bien distingués.

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