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demandait une « consultation ». Sainte-Beuve, qui appli-
que dans Port-Royal la méthode opposée à la sienne, lui ‘reproche alors « le trop de composition et de sens » qu’il attribue à l’histoire, la vivacité et l’entrain de son
allure. Et Michelet de répondre : Mais « la vie même a V'air d’être une espèce d’entrain ! » ; l’unité du récit
n’exige-t-elle pas « un grand mouvement vital ? » Bref, , quand le volume paraît, ce n’est pas Sainte-Beuve qui en parle dans la Revue des Deur Mondes.
Voici les lettres échangées pendant cette première décade (1831-184r) :
Sainte-Beuve à Michelet (1831)
(Ce dimanche.)
ÿ J'ai à vous remercier beaucoup, Monsieur, d’avoir pensé \À m'adresser votre Introduction à l'Histoire universelle. } J'étais en train de la lire, lorsqu'elle m'’arriva par vous, .— l'ayant empruntée à notre ami G. Lerminier. Vos livres (1) sont de ceux qu'on ne peut laisser passer sans s'informer de ce qu'ils apportent d'idées et de vues nouvelles en histoire et en philosophie. J'en ai trouvé à force dans votre publication, une érudition toute allemande, consciencieuse, avec la vue élevée de Vico et un style merveilleusement français. Ce que vous dites de la physionomie des divers peuples est bien justement trouvé et bien ingénieusement déduit. Vos notes sont des mines précieuses. Après celà, vous ferais-je quelque chicane sur l’extension que vous avez donnée à l’idée de la lutte de la liberté
(4) Michelet n'avait encore publié que ses manuels : Tableau chronologique de l'Histoire moderne (1825), Tableaux synchronique (1826), Précis d'Histoire moderne (1829), et sa traduction de la Scienza Nuova de Vico : Principes de la Philosophie de l'histoire (1827).
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