La Transytranie. r
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Roxelane,c'est-à-dire la Russe'. Son nom de guerre élait la Joyeuse, la Rieuse. Dans l'ennui du harem, où (out est pétrifié, celle-ci eut l'art de rire toujours. Elle rit, et perdit Ibrahim. Elle rit, et fit étrangler le fils de Soliman1. Rien ne lui résista. Elle put tout, sauf refaire Ibrahim.
La perte du Grec avait été jurée le jour où, revenant vainqueur de la bataille deMohacz, il rapporta de Bude3la fameuse bibliothèque de Mathias Corvin* et trois statues de bronze, Hercule, Apollon et Diane, qu'il dressa hardiment sur l'hippodrome, devant son palais même.
Grave insulte au Coran". On dit, d'ailleurs, qu'il se contraignait peu, et qu'il avait le tort d'avouer le mépris qu'il faisait du livre sacré.
Soliman, humain pour un Turc, tenait pourtant de son père SélimM'horreur des Persans hérétiques', qu'il manifesta en tuant tous ceux qu'il pouvait prendre. Ibrahim, au contraire, clément pour les Persans et les chrétiens, avait fait ses efforts pour sauver Bude, et il sauva réellement Bagdad" du massacre. Acte admirable et difficile dans sa situation. Le salut de cette ville immense contrasta avec le carnage que l'empereur ne put empêchera Tunis', où l'on tua trente mille hommes.
Là fut porté le coup décisif. On l'accusa surtout près de son maître pour une cause futile. En Perse, où le
Pestb, capitale de Hongrie.
1. Roi de Hongrie (U58-U90), célèbre par ses victoires sur les Turcs.