Nom ancien d
eche; la
é de Vi-
an sur la Rhône.
fud
c tout le
e Rhône.
S. Lai Cévennes
ncenl si.
■ générique de comme oore
. ici, lui ni-
vont tous en bas, séparés ou réunis, donner à boire à ta plaine brûlante, adoucir l'amertume de ses étangs salés1, remettre en mouvement ces eaux lourdes, tristes et mortes. Le Gard abreuve le vieux Languedoc en courant au Rhône; l'Hérault, le Vidourle.1, en allant se jeter à la mer. Ils traversent ces paysages bibliques, aussi âpres, plus purs que le Jourdain et le Cédron M
A l'est, des montagnes brûlées* du Vivarais, entre ses villes qui semblent de fer ou de cuivre, tombent au Rhône : l'Ardèche, l'Erieu, l'Ouvèze.
A l'ouest, partent, pour arroser le midi et la centre de la France, le Tarn, mineur infatigable5, le Lot et les deux grands voyageurs, la Loire et l'Allier, qui Tant faire deux cents lieues ensemble pour porter leurs eaux à l'Océan. Quoi de plus grand ! un sentiment de religion saisit i'âme.
Les romanciers de la vie bucolique, les Urfé6, les Flo-
s de la Judée. Le p*ï rd et do l'Ardèche es .le à celui do tu Judée.
n de plue beau ta des Cevennes
je. Le poniHon, prérojrmt, ■ ) lier fortement o son siège n'être point précipité aui
rian* ont choisi pour théâtre de leurs bergeries amoureuses les versants de ces montagnes. L'Astrée, c'est le Forez, la Haute-Loire, et Némorin', c'est le Gardon. De tels lieux, un tel peuple pouvait inspirer mieux que ces pâles fictions. Monuments imposants des vieilles révolutions du globe, ils ne le sont pas moins des malheurs qui les ont frappés.
Rien, ici, n'affaiblit l'histoire. Les Pyrénées à leur saison, deviennent mondaines*; c'est un rendez-vous de malades, mais aussi de plaisirs. Rien ne trouble la solitude des Cévennes, rien n'efface le tragique souvenir du passé.
La réalité y est fort sérieuse et la nature sévère. Ces monts, bienfaiteurs de l'humanité, gardent pour eus l'inclémence des éléments. L'été, brûlant dans les gorges profondes, au fond des vieux cratères, appelle les orages, la grêle, la foudre; l'hiver est dur, cruel même, quand les neiges épaisses couvrent les vallées, effacent entièrement la trace des routes. Sur les plateaux soufflent les vents furieux. Le blé y fait un effort vertueux, mais inutile; il reste grêle et couché.
Cependant, sur ces hautes cimes balayées des ouragans, vivaient les populations du désert, séparées des mois entiers du reste du monde. Tribus de pasteurs et de tisserands de mœurs très pures, d'un caractère fort doux dans leur sauvagerie.
Ce n'était pas la vie inoccupée, ruminante et somnolente de l'homme d'Auvergne, qui passe ses journées