Florian ((755-17M), autour de I nmal do FlorUu
3. Estelle et Nèmaria est la Illrn | aui station» des Pyrénéen, Uuterets, 'un roman pastoral qui sa passe ■ Barètes, Bagnéras.
d'hiver, couché dans t'étable, en compagnie de ses bœufs.
Dans les rudes Cévennes, tout le monde est éveillé et tout le monde travaille. Avant la dispersion, vous auriez vu l'enfantbien sérieux filer, de ses pauvres petites mains engourdies parle froid, la laine que sa mère avait cardée, que son père allait prendre pour en tisser les bures, les serges grossières que la Lozère expédiait en Allemagne, en Italie, dans le Levant. Sous les neiges, la famille avait de longues veillées pour écouter la Bible1. L'idylle, s'il y en avait, était celle de l'Ancien Testament, dans la mélancolie de Ruthel la gravité de Tobie.
.... .m suivant esl la description de l'ancienne province de
Béam qui forme une partie du département des Basses-Pyrénées.
Ce n'est ni de Saint-Jean -de-Luz, ni de Bayonne *, assise au repos sur sa baie tranquille, que nous aurons la première vision des Pyrénées. On en est trop près. On les touche presque, mais on ne les voit pas.
De Pau3, qui s'en éloigne, nous découvrirons au contraire à l'horizon leur vaste panorama. Grandiose dans la lumière du jour, le malin, aux premières lueurs de l'aube dont s'éclairent les glaciers, il devient fantastique.
Au premier plan, en contraste avec les monts sublimes
1. Il «M resté dans les Cévennes I î. [.es de m ports de la cole des ud assez grand nombre de familles I Battes-Pyrénées.
des Pyrénées, les vignes du Jurançon, vin fin dont Henri IV connut le goût avant celui du lait de sa mère*. Si vous arrivez à Pau un dimanche, vous verrez toute la population sur les places. L'Espagnol s'y mêle, pieds nus ou chaussé de spartilles J, gravement drapé dans son manteau brun qui ne le quitte jamais. L'Espagnole, vêtue de rouge et de noir, suit, là-bas, la procession dans une dévotion à la sainte Thérèse*. — Vous reconnaîtrez bien vite le Béarnais à sa petite taille, à sa politesse excessive. Tous vous saluent, en Béarn. C'est toujours Henri IV pour la parole vive, tous les dehors de l'amitié sans réalité (et pourtant sans fausseté), nulle grossièreté
La femme est ici moins fine qu'à Bayonne, le pas est un peu plus lourd. Mais ce n'est pas à Pau qu'il faut chercher la vraie Béarnaise; vous la rencontrerez plutôt à l'entrée de la vallée d'Ossau*, suivant l'étroit sentier sur son che\al, assise à la Murtilo ', avec le morceau de drap plié surla tête pour coiffure. Celte figure sévère, affinée par la maigreur, ce vieux costume noir, quasi monastique, vous reculent de deux siècles. N'est-ce pas Jeanne d'Albret B chevauchant à travers son pauvre royaume de Navarre ?
La dynastie des vicomtes du Béarn a commencé au
père lotirait fait boire d t. 11 fut nourri par
>. Il l'appelait lui-méni(
;;. Val!
du Midi.