llet Schilderboek ; loc. cit
2. Coïncidence très curieuse, il y eut aussi un peintre qui porta ce nom. .l’ai découvert dans un Inventaire après de'cès la note suivante, qui nous révèle ce nouveau maiire : « Conielis de Bie, peintre, hahitani cette ville, déclare qu'il a droit et réclame de Jannetÿe Wessels, marchande de verdures (grocntencoopster), habitant également cette ville, veuve de Jean Dicks, marin au lonp cours (Hochbootsman), une somme de 2-1, florins pour avoir, pendant le temps d'une annce, appris che^ lui à son fils à peindre. Actum à Amsterdam ce 23 novembre ifiq.')- Signé : Lonichs de Bie. » Comme je ne sache pas que jamais le nom de ce }->einire ait été écrit ['tir aucun biographe, j’ai cru pouvoir révéler ici son existence inconnue jusque-la.
3. 11 y a là un de ces jeux de mots si lort à la mode en ce temps, .t/ier veut (.lire
LES, ARTISTES CELEBRES
Ces critiques, quoique fondées, ne paraissent pas toulcluis avoir beaucoup ému notre peintre. II savait que c’est folie de vouloir contenter tout le monde et qu’il est des esprits moroses qui trouvent à redire aux plus sages décisions. Son idéal, au reste, ne se perdait pas dans les nuages. Il était, au contraire, assez terre à terre. L’art ne semble point avoir revêtu à ses yeux les allures d’un sacerdoce, et l’on peut croire qu’il attacha autant d’importance aux avantages immédiats que lui procurait son talent, qu’à l’espoir toujours éventuel d’étonner la postérité. Ces avantages, au surplus, étaient considérables.
Quoique sa famille fut honnête, recommandable à tous égards et même dans une position aisée, le fils de l’orfèvre-graveur Jean Michielsz, appartenait par sa naissance à la petite bourgeoisie de Delft ; et, détail ignoré de ses biographes, il ne porta point en ses premières années le nom quasi-aristocratique de Van Mierevelt. Il s’appela d’abord Michiel Jansz tout court, se conformant en cela à l’usage de son temps. A cette époque, en effet, les bourgeois hollandais se contentaient, en fait de nom patronymique, de faire suivre le prénom de l’enfant du prénom paternel, mais au génitif et accompagné du mot Zoon (fils), le ulo; des Grecs.
C’est pourquoi, lorsque le ii avril i58g les magistrats municipaux inscrivirent sur le registre des mariages la déclaration matrimoniale de notre peintre, ils ne lui donnèrent que le nom de Michiel Jansz sans surnom ni particule’. Quand cette mention passa du livre des mariages civils [Trou’boek] sur celui des mariages religieux [Huipelj'-kslegger] elle conserva d’abord sa simplicité primitive et ce ne fut qu’assez longtemps après — le fac-similé que nous publions en fait foi — qu’une
main complaisante se chargea de corriger aussi bien pour le peintre que
fourmi et Vehit veut dire champ. On comprend facilement le parti qu’un esprit ingénieux pouvait tirer de cette coïncidence pour lancer une légère satire contre M iorcvclt.
I. \'oici lu teneur de celte dé'claration, relevée aux Archives de Delft sur le