APPAREILLAGE
Il existe un grand nombre de types d'appareils de séparation pour l’électrophorèse sur papier qui diffèrent entre eux surtout par l’intensité des phénomènes d’évaporation.
Certains utilisent en effet au maximum ce facteur. Cest le cas de l'appareil de MACHEBŒUF et REBEY- ROÔOTTE(65),, de FEYNN vets-de: MAYO’:(92)/@ude DURRUM (91), de BARAT.
D’autres réduisent la chambre de séparation et opèrent en milieu plus humide. Cest le cas de l’appareïl de VALMET et SVENSSON (82), de l'appareil du centre d’électrophorèse du C.N.RS. de l’appareil de GRASS- MANN, HANNIG et KNEDEL (29).
Enfin, dans un autre type d'appareil, l’'évaporation est réduite au minimum par immersion de la bande de papier dans un solvant organique. C’est le cas, en particulier, de WUNDERLY (85) et de CONSDEN et
REA; | 4 2e
STANIER (11). KUNKEL et TISELIUS ont réduit l’évaporation en plaçant la feuille de papier entre deux plaques de verre (81).
SEPARATION ELECTROPHORETIQUE
L'appareil employé pour ce travail (32) se rapproche de celui de VALMET et SVENSSON. Le tampon employé est une solution de véronal sodé - véronal acide de DURRUM, de pH 8,6 et de force ionique 0,1.
Un seul papier a été employé : SCHLEICHER et SCHULL 2 043 a. Les bandes de 4 cm de large et de 31 cm de long sont identifiées puis imprégnées de tampon par immersion de 6 bandes à la fois. Elles sont déposées ensuite sur un papier filtre qui absorbe l'excès de liquide (on a intérêt à laisser cette opération se poursuivre pendant cinq minutes : l’imprégnation est plus régulière). Les bandes sont alors placées sur le chevalet où elles sont tendues et maintenues par capillarité sur deux surfaces planes situées à la partie la plus inférieure de chaque côté du chevalet. Le sérum est déposé en quantité telle que le poids de protéines soit constant à partir du volume de base de 7,5 mm* pour 72 g/l de protéines totales. S'il s’agit d’une séparation destinée à la mise en évidence des glyco ou des lipoprotéines, on dépose uniformément 40 mm° de sérum. Ce dépôt doit être réalisé de manière extrêmement régulière et en atteignant juste les bords du papier. Les pipettes utilisées sont du type recommandé par BENEDETTI, PICHLER et HYBBINETTE pour les protéines, et LACOURT et ses collaborateurs pour les lipides et glucides (47).
Le champ électrique est réalisé par un courant de 0,25 mA par cm de large et 6,5 volts par cm de long
TG re
pendant 7 heures ou de 0,12 mA par cm sous une tension de 4 volts par centimètre pendant 13 heures.
Au cours de l’opération la variation est comprise entre 5 et 10 % du courant initial CARAVEL, DUCLOZ et GROULADE ont mis au point un dispositif d’alimentation à courant constant (9) qui permet de n’avoir aucune variation d'intensité pendant toute la durée de l'opération.
Lorsque l’opération est terminée, le chevalet est mis à sécher à 50°.