‹ Microbes et distillerieChapitre 9 sur 60 · TT · texte numérisé non relu

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FiG. 10. — Chambre humide.

creusée dans une lamelle; cette cuvette est souvent entourée d'une rigolle plus profonde où l'on met de la vaseline

FiG. II — Chambre humide.

La cavité de la chambre humide est remplie par une

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VASES POUR ANAÉROBIES 3i

goutte d'eau, elle est recouverte d^une lamelle couvre-objet portant la goutte de culture.

La chambre est enfermée dans une cloche humide.

Cultures anaérobies. — Très souvent on les fait dans les appareils précédents en ensemençant profondé- I ment.

• \^ U " Mais il y a un certain nombre

FiG. 12. — Tubo pour d'appareils spéciaux, qui ont sur les Pal\rr/°''''''^'' ^"^ précédents deux avantages : ils oflFrent

d'abord un milieu plus désoxygéné et ensuite la non-nécessilé de casser l'appareil pour faire

FiG. i3. — Tube effilé pour culture anaérobie sur milieu solide.

Fio. i/i. — Tube à essai avec tube amenant un gaz inertepour culture anaérobie.

2k CULTURE DES MICROBES

nement qu'après 3 ou 4 cultures, une goutte prélevée dans la dernière aura des chances d'être exclusivement composée de levure. Ce n'est pas fatal et il faudra toujours vérifier que la culture ensemencée par cette dernière goutte est une culture pure de la seule espèce désirée.

Pasteur a employé cette méthode pour purifier de la levure de bière. Celle-ci était lavée plusieurs fois avec de l'eau sucrée diluée a lo pour loo, puis traitée par la méthode.

Deuxième méthode. — Basée sur Vinfluence de la température sur les différentes espèces.

Dans l'urine il existe un certain nombre de microbes décomposant l'urée. Il y en a deux importants : Tun qui est un bacille et l'autre un micrococcus.

Le premier résiste à 8o**, le second ne résiste pas. De là un moyen de séparer le premier.

Troisièmte mtétbode. — Méthode des gouttelettes diluées.

Je suppose qu'on ait un bouillon de culture contenant plusieurs microbes. Si le bouillon est très concentré, on trouvera toutes les espèces dans une goutte. Mais quand le bouillon est assez dilué pour qu'en général une goutte ne contienne qu'un microbe, on a, en ensemençant avec une seule goutte, des chances d'avoir une culture pure d'une seule espèce. Mais il faut vérifier le résultat car il peut se faire qu'une goutte même diluée contienne 2, 3 microbes.

La méthode a été complétée par Lindner. Il peut arriver que la goutte contienne par exemple deux microbes. Mettons-la sur un milieu solide, tel qu'une plaque à base de gélatine. Par suite de l'étalement de la goutte, les microbes vont être déposés en des points diflFérents et comme leur déplacement propre s'ils sont mobiles, ou mécanique s'ils ne le sont pas, se trouve gêné, ils resteront isolés, se multiplieront chacun a leur place et fourniront des colonies qui, au début, ne seront pas mé-

MÉTHODES DIVERSES aS

langées. En se servant de celles-ci pour un ensemencement ultérieur on aura séparé les espèces (i).

Cette méthode a été encore améliorée. On emplme des milieux pouvant être solides ou liquides à volonté. On ensemence dans un de ces bouillons et on agite.

Les différents microbes se trouvent espacés. Cela fait, on répand le milieu liquide sur une plaque de verre et on le laisse se figer de sorte que les microbes sont emprisonnés en des points différents. On s'arrange ordinairement de manière que ces plaques de verre soient telles qu'on puisse les regarder directement au microscope.

D'autres fois, au lieu de répandre la culture sur une grande plaque, on la répand sur un couvre-objet de microscope et une fois la culture figée on place le couvreobjet sur une lamelle de microscope creusée d'une cuvette contenant une goutte d'eau. La culture se trouve ainsi enfermée dans un milieu humide et peut se développer. On n'a qu'à l'observer de temps en temps. Hansen emploie des gouttes qui a la température de culture redeviennent liquides, l'adhérence suffisant pour les empêcher de tomber.

Dans ce cas, lorsqu'on veut observer la culture, on retire la chambre humide de l'étuve, on la laisse figer et on observe directement au microscope.

Méthodes de stérilisation.

Avant de faire une culture il faut stériliser les vases où doit se faire cette culture.

(i) Il faut remarquer que les cultures sur gélatine imposent souvent aux microbes des formes spéciales ; les mycélium poussant par les extrémités, à cause de la résistance éprouvée tendront à donner des ramifications rectilignes ; tandis que les bacilles qui s'allongent sur toute leur longueur

iD MÉTHODES DE STÉRILISATION

Les méthodes sont peu nombreuses. Les unes sont

basées sur l'emploi de la chaleur, les autres sur celle

des fdtratîons.

Cb&Ieur sècbe. — On peut employer la chaleur sèche.

Pour l'air, le passage dans un tube rouge est ce qu'il y a

de mieux. Pour un petit objet comme un fil de platine on

se contente de le passer dans une flamme de bec Bunsen ou de lampe à alcool.

Pour un grand objet on le met dans un four 'a flamber. C'est un appareil à double paroi chauffé par les gaz chauds d'un réchaud à gaz et où l'on peut porter les appareils à i30°.

Chaque fois qu'on veut stériliser un vase ouvert il faut avoir soin de le fermer avec un tampon de coton pourempècher au refroidissement l'air de ramener des microbes.

Chaleur humide. — On peut employer la chaleur humide et

chauffer les appareils

Fio. I. - Auiock™ Ch.inberlaiid. SOHS prcssIon dans des

autoclaves contenant de

l'eau (fig. i). On peut aussi employer la méthode de Tyndall.

tendront à se courtier et que les cellules plus ou n gconnantcs telles quo les levures formeront dos colon

EMPLOI DE LA CHALEUR ET DE LA FILTRATION !L'j

Suivant la nature du liquide on chaufTe de 58° à ioo°. En général la plupart des microbes sont tués, mais les spores peuvent résister, de sorte que le lendemain le milieu est de nouveau infecté.

On chauffe de même les 2®, 3®, 4° jours. Au bout de ce temps l'appareil est en général stérilisé. Néanmoins avant de s'en servir il faut en faire la vérification.

Filtration. — Quant à la filtration on peut la faire dans des bougies de dégourdi de porcelaine ou d'amiante ou dans des vases de matières analogues et de forme sphérique. Ceux-ci sont moins bous que les premiers, ayant moins de surface. On fait traverser les liquides soit de rintérieur à l'extérieur ou inversement, la 2° méthode valant mieux à cause du nettoyage. On emploie soit la pression sur le liquide à filtrer, soit le vide sur le liquide filtré qui doit toujours être recueilli dans un vase stérilisé.

On peut aussi filtrer à travers une sorte de tripoli le Kieselguhr que l'on calcine et que l'on emploie comme le noir.

Vases à cultures.

Il y a lieu de distinguer entre les cultures aérobies et les anaérobies.

Vaaes à cultures aérobies. — Pour faire les cultures aérobies on se sert d'un certain nombre de vases différents.

Les uns sont des appareils ouverts qu'on ferme par un tampon de coton : tels sont les tubes à essai, les vases coniques, les tubes h essai étranglés vers le bas pour la culture sur pomme de terre, les simples matras à bords rodés, les matras Fernbach disposés pour faire circuler de l'air au-dessus de la couche de liquide (fig. 2, 3, 4, 5).

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