VASES A CULTURE
D'autres sont fermés par un bouchon extérieur portant un tube étroit pour le dégagement des gaz ; ce tube est
FiG. 3. — Tube à essai. Vase conique.
FiG. 3. — Tube à culture sur pomme de terre.
lui-même obturé par un petit tampon de coton : tels sont les matras de Chamberland (fig. 6) et de Hansen
(fig- 7)-
FiG. 4- — Matras ordinaire rodé.
FiG, 5. — Vase Fernbach.
Lorsqu'on doit étudier les gaz dégagés, on emploie le ballon à col de cygne de Pasteur ; une tubulure latérale permet l'ensemencement; elle est fermée par un bout de
ENSEMENCEMENT DANS LES MILIEUX LIQUIDES Sj
Milieu pour cultures anaérobies.
Lorsqu'on doit faire une culture anaérobie dans un tube ordinaire on emploie quelquefois un bouillon gélatine où Ton incorpore i/iooo d'un mélange d'indigo réduit par de la soude et de la glucose. L'indigo se réoxyde aux dépens •du bouillon qui perd dès lors son oxygène. De plus on protège la culture par une couche de pétrole.
Ayant décrit la composition des différents milieux de «ulture, il nous reste h indiquer les méthodes d'ensemencement.
Méthodes d'ensemencement.
Milieux liq u ides .
Par exemple, nous avons dans un matras un microbe que nous voulons ensemencer dans un deuxième matras. L'opération se fait de la manière suivante : on débouche le flacon dans lequel on doit prendre la gouttelette à ensemencer et avec une baguette de verre portant un fil de platine recourbé en boucle et préalablement flambé on prélève une gouttelette en observant la règle suivante : chaque fois qu'on ouvre le vase de culture on passe le bouchon à la flamme. On fait de même chaque fois qu'on le ferme. On évite ainsi d'introduire des microbes qui auraient pu s'attacher au bouchon pendant le temps qu'il est resté à l'air.
Pour introduire la gouttelette ainsi prélevée dans le vase de culture vierge, on fait la même opération avec le second flacon.
L'opération terminée on flambe de nouveau le fil de platine.
MÉTHODES D'EySEMEyCEME\T
Quand on doit ensemencer plus fort on se sert d'une pipette flambée, fermée du côté de l'aspiration par un
tampon de coton et de l'autre côté par fusion de la pointe (fig. i8).
Lorsqu'on doit se servir de cette pipette, on casse la pointe, on la flambe, on prélève du liquide h ensemencer et on fait couler la quantité convenable dans les vases de culture en avant soin chaque fois de flamber la pointe.
Pour éviter les infections inutiles, la panse de la pipette a une partie plate sur laquelle elle se tient d'aplomb, la pointe étant alors un peu dirigée en l'air.
FiG. i8. — Pipette Pasteur.
Milieux solides.
Prélèvement de la semence. — Voyons d'abord comment on prélève la semence.
S'il s'agit de prélever une semence liquide on procède comme plus haut, mais sans faire de boucle au fil de platine. S'il s'agit de prélever la semence dans un tube garni de gélatine, on opère ainsi : on retourne le tube, on le débouche, et on introduit le fil de platine. Cela fait, on laisse descendre le tube de manière que le fil pénètre dans la gelée; puis au contraire on laisse tomber le fil de manière qu'il se dégage. On le sort et on referme le tube avec le tampon de coton préalablement flambé.
S'il s'agit de prélever la semence sur une plaque, on racle une des colonies avec un fil ou une anse de platine.
Ensemencement. — Une fois la semence prélevée, s'il s'agit d'une culture aérobie, on égratignera le nouveau