‹ Microplankton de la mer FlamandeChapitre 4 sur 70 · Diatoma vesiculos& AGARDH, P · texte numérisé non relu

Diatoma vesiculos& AGARDH, P

. Amphiletras antediluvianum EHRENBERG.

1883. Zriceratium (Odontella) antediluvianum VAN HEURCK, Atlas, pl. 100, fig. 4 et 5. 1885. Biddulhhia antediluviana V AN HEURCK, Synopsis, p. 207, pl. 109, fig. 4 et 5. 1890. Biddulhhia antediluviana VAN HEURCK, Traité, p. 475, pl. 21, fig. 642.

1900. Biddulphia vesiculosa BOYER, p. 716.

CARACTÈRES. — Valves carrées, plus où moins concaves sur les bords, déprimées au centre, faiblement relevées aux angles, qui paraissent lisses dans l’eau, mais portent, en réalité, de fines ponctuations en lignes convergentes vers le sommet.

Le reste du frustule est tout couvert de grosses ponctuations distancées et disposées en séries plus ou moins rayonnantes sur les valves, en séries longitudinales sur la membrane connective.

La corfiguration extérieure varie d’un spécimen à un autre. On les trouve le plus souvent à l’état isolé, très rarement à l’état de colonies zigzaguées.

FiGures. — La figure 23 donne la vue suturale d’un spécimen de dimensions

movennes.

La figure 24 reproduit la vue valvaire du même.

OgsErvATIONS. — Nous avons rencontré trop rarement 2. vesiculosa dans les

produits de pêche de la Mer flamande pour être autorisé à la considérer comme une des formes planktoniques habituelles de ces eaux.

Les rares spécimens observés n'étaient que des capsules vides, rendues flottantes par le mouvement des eaux, au même titre que des grains de sable. C’est, en effet, dans les sédiments minéraux recueillis en mamière de plankton près des côtes anglaises, toujours si pauvres en organismes. que nous l'avons le plus observée.

Elle se montre aussi bien rare dans les eaux saumâtres du littoral.

Nous n'en avons jamais observé la variété pentagona (Amphypentas EHREN- BERG) dans les eaux belges.

Biddulphia Biddulphiana (SuirH) Boyer.

(PIX "ie 25 427.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1808. Conferva Biddulphiana SMITH, Engl. Bot., pl. 1762. 831. Biddulphia pulchella GRAY, p. 204.

1856. Biddulhhia pulchella W. SMirH, Synopsis Il, p. 48, pl. 44, fig. 321.

1855. Biddulhhia pulchella VAN HEURCK, Synopsis, p. 204, pl. 97, fig. 1 à 3. 1899. Biadulhhia pulchella V AN HEURCK, Traité, p. 470, pl. 20, fig. 630.

1900. Biddulphia Biddulhhiana BOYER, p. 694.

CARACTÈRES. — Valves pourvues de sillons qui correspondent à des épaississements internes de la membrane, en forme de côtes, et qui s'étendent même à travers la membrane connective. Ces valves, parfois irrégulièrement tuberculeuses, sont renflées vers le milieu, où elles portent deux ou trois soies courtes et rapprochées, et sont, en outre, surmontées aux deux extrémités de leur grand axe de proéminences arrondies, dont le sommet est couvert de fines ponctuations rayonnantes. Ailleurs, le cytoderme est sculpté de grosses ponctuations à disposition radiale, sur les valves, longitudinale sur la partie suturale.

Cette dernière est limitée de part et d'autre par une forte dépression valvaire et cela contribue beaucoup à augmenter le relief de cette curieuse espèce et à en favoriser le polymorphisme apparent.

FIGURES. — Figure 25. Vue stéréoscopique d'un spécimen; côté sutural, pr, protubérances valvaires latérales; s, soies terminales.

Figure 26. Vue d'une valve irrégulièrement tuberculeuse.

Figure 27. Vue d'une autre valve régulièrement divisée en cinq parties inégales par quatre dépressions transversales.

OBSERVATIONS. — La grande rareté de cette espèce dans nos produits plankto-

niques nous défend de la considérer comme un des constituants habituels de ces produits. Elle n’est, au même titre que 2. vesiculosa, qu'une forme accidentelle transportée par les courants marins comme particule sédimentaire.

Nous ne l'avons pas rencontrée dans les eaux saumâtres du littoral belge.

Biddulphia alternans (Barry) VAN HEURCK.

(PI. X, fig. 28 à 30.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1850. Triceratium alternans BAILEY, p. 40, fig. 55 et 56.

1883. Biddulphia alternans VAN HEURCK, Synopsis, p. 208, pl. 113, fig 4et 7. 1899. Biddulphia alternans VAN HEURCK, Traité, p. 475, pl. 21, fig. 644.

1900. Biddulphia alternans BOYER, p. 710.

CARACTÈRES. — Valves triangulaires, aux trois angles arrondis, très légèrement relevés et plus finement structurés que la partie centrale, laquelle est traversée de quelques côtes incomplètes et irrégulières.

Faces connectives à sculptures finement celluleuses, orientées longitudinalement. ;

Dimensions peu variables, assez petites; frustules associés en petit nombre en colonies irrégulières par adhérence de l’un ou l'autre de leurs angles.

FiGuRrEs. — Figure 28. Vue valvaire.

Figure 29. Vue suturale de deux frustules issus d’une division récente et encore maintenus en contact par la membrane connective de la cellule mère.

Figure 30. Spécimen adulte, en vue suturale.

OBSERVATIONS. — Sans être jamais très abondante, #. alternans s'observe couramment dans les produits planktoniques des eaux belges, à l’état vivant, surtout pendant les mois d'automne. Elle est plus rare, souvent même absente, à d'autres époques de l’année.

Biddulphia reticulum (EHRENBERG) Boyer.

(LE Ho r) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE

1844. Triceratium reticulum EHRENBERG, p. 88

1854. Triceratium sculptum SHADBOLT, p. 15, pl. 1, fig 4.

1856. Zriceratium punctatum BRIGHTWELL, p. 275, pl. 17, fig 18.

1885. Biddulphia sculpta VAN HEURCK, Synopsis, p. 208, pl. 100, fig. 7 et 8. 1809. Biddulphia sculpta VAN HEURCK, Traité, p. 276, pl. 21, fig. 645. 1900. Biddulhhia reticulum BOYER, p. 724.

CARACTÈRES. — Forme et dimensions analogues à 2. alternans. Distincte de celle-ci principalement par l'absence de nervures parcourant les valves. Sculptures plus irrégulières sauf sur les trois protubérances, où les ponctuations convergent aussi vers les sommets.

FIGURE. — Figure 31. Vue valvaire.

OBSERVATIONS. — Cette espèce nous a paru extrêmement rare dans le plankton

de la Mer flamande.

Nous n'en avons identifié que très peu de spécimens; peut-être d’autres ont-ils été confondus, à un examen rapide, avec l'espèce précédente.

Biddulphia favus (EHRENBERG) VAN HEURCK.

(PIE Ho 62 ets) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1839. Zriceratium favus EHRENBERG, pl. 4, fig. 10. 1883. Triceratium favus VAN HEURCK, Synopsis, Atlas, pl. 107, fig. 1 à 4. 1885. Biddulhhia favus VAN HEURCK, Synopsis, texte, p. 208.

1809. Biddulphia favus VAN HEURCK, Traité, p. 475, pl. 21, fig. 64

CARACTÈRES. — Frustules grands, triangulaires, généralement isolés. Valves légèrement convexes, relevées aux trois angles de saillies finement ponctuées

jusqu'au bout.

Structure large, alvéolaire, à mailles hexagonales disposées en séries parallèles

[#2] un

aux côtés du triangle. Face suturale peu développée, présentant une zone connective délicatement striée en longueur.

FiGures. — Figure 32. Vue suturale, suivant un des trois côtés du triangle. Figure 33. Vue valvaire; pr, protubérances terminales.

OBSERVATIONS. — Forme à peu près constante dans tous les produits planktoniques mais représentée toujours par un petit nombre de spécimens seulement, souvent morts et soulevés du fond comme sédiment.

TRIBU III. — MÉLOSIRÉES

Nous entendons désigner, sous cette étiquette globale, ce groupe conventionnel de Diatomacées qui, par leur forme cylindrique et leur cohérence habituelle en colonies linéaires, rappelle l'aspect bien connu des Aelosira proprement dits.

Nous n'entendons pas légitimer cette subdivision des Araphidées, encore moins l'extension que nous lui donnerons. Nous la croyons simplement utile, dans cet exposé fragmentaire qui ne saurait prétendre à la rigueur systématique, pour fixer l'esprit par l'évocation d’une forme caractéristique bien connue.

GENRE MELOSIRA AGarDH

CARACTÈRES. — Valves circulaires, planes ou convexes, souvent munies de petites dents à la jonction des frustules qui sont réunis en filaments plus ou moins longs.

Melosira Borreri GRÉVILLE.

(PI. XI, fig. 1 à 7.) BIBLIOGRAPHIE.

1856. Melosira Borrert W. SMITH, Synopsis II, p. 56, pl. 50, fi 1885. Melosira Borreri VAN HEURCK, Synopsis, p. 198, ke 85, fe. 5 1899. Welosira Borreri VAN HEURCK, Traité, p. 441, pl. 18, fig. 610.

va [#S] [#8]

1899. Melosira Borreri KARSTEN, p. 183, fi 1910. Welosira Borreri MEUNIER, p. 272, p

207 RE XXX, fig. 22 à 24.

CaRACTÈRES. — Frustules cylindriques placés bout à bout en longues séries. Dimensions longitudinales et transversales très variables, en rapport inverse. Valves à parois épaisses, amincies près de leur bord, garnies partout d'un très fin réticulum difficilement visible dans l’eau et relevé de ponctuations disséminées, plus fortes, mais absentes sur l'aire centrale suivant laquelle les frustules s'accolent.

Chromatophores nombreux et pariétaux.

AUXOSPORES. — Organes de régénération cellulaire volumineux, sphériques. Dans leur sein s'élaborent successivement les deux valves de la cellule initiale d'une nouvelle ligne phylogénique, dont la première, tournée vers la partie de la cellule mère qui y reste adhérente, garde une forme hémisphérique; tandis que la seconde s 'aplatit davantage en adoptant la forme des cellules qui dériveront des segmentations ultérieures.

FiGurEes. — Figure 1. Aspect d'un fragment de colonie filamenteuse, munie d'une auxospore sphérique, asp, au sein de laquelle se sont élaborées Nous ment les deux valves d’une cellule ramenée à ses dimensions maximales : v, valve

primaire qui garde sa forme hémisphérique; ', valve secondaire plus ee

L'auxospore garde sa membrane propre en contact avec la moitié de la cellule mère, c72, Qui lui a donné naissance.

On remarquera, entre deux cellules sœurs, en dessous du chiffre 1, la saillie légère et déchiquetée vers l'extérieur de la ceinture de division. C’est un caractère de l'espèce.

Figure 2. Vue valvaire d’un frustule de dimensions maximales.

Figure 3. Vue d’un fragment de colonie, dans laquelle 1l a été fait abstraction des détails de structure extérieure, pour en noter plus clairement le contenu, les chromatophores, c4, surtout.

La colonie amplifiée, à droite, par subdivision de la cellule régénérée qui s’est formée dans l'’auxospore, asp, garde ses rapports de soudure avec le filament primitif par l'intermédiaire de la moitié de la cellule mère, c, qui s’est vidée de son cytoplasme.

En c, on voit la ceinture ou membrane connective au sein de laquelle s'est accomplie la première division de la cellule régénérée.

Figure 4. Frustules réduits aux dimensions minimales. En à, vue interne, avec les chromatophores, ch; en à, vue:extérieure. — c, Hembrone Suturale qui grandit en vue de permettre la subdivision prochaine des frustules. Cette membrane est toujours mince et a le calibre extérieur des frustules.

Figure 5. Coupe optique d'un frustule dont l'accroissement en longueur de la membrane suturale, c, indique une division prochaine. — c#, chromatophores pariétaux.

Figure 6. Coupe longitudinale optique de deux frustules en voie de division, par ee one de ie jeunes, 27, a l'abmide la ceinture, c, étirée. ee phénomène est moins avancé dans la cellule de droite que dans l’autre.

Figure 7. Vue valvaire d'un spécimen de dimensions moyennes.

OBSERVATIONS. — Nous tenons Æelosira Borreri comme espèce saumâtre

plutôt que marine, bien que les pêches du littoral en recueillent parfois des chaînettes assez longues. Plus souvent cependant ce sont des spécimens isolés ou géminés qui se sont laissés entraîner par les flots.

Melosira Jurgensii AGARDH.

(PEN re Sa 4) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE

1824. Melosira Furgensii AGARDH, p. 0.

1856. Melosira subjlexilis W. SMITH, Synopsis IT, p. 57, pl. 51, fig. 331.

1883 Melosira Furgensii VAN HEURCK, Synopsis, p 109, pl. 86, fig. 1 à 9. 1809. Melosira Furgensii VAN HEURCK, Traité, p. 442, pl. 18, fig 612 et 613. 1910. Melosira Furgensiüi MEUNIER, p. 272, pl. XX, fig. 25.

CARACTÈRES. — Frustules généralement plus longs que larges, à valves assez épaisses, amincies sur les bords, de forme hémisphérique au sommet et agrégées en longues colonies linéaires, souvent par l'intermédiaire d'un tampon gommeux interposé entre les éléments.

Extérieur couvert de ponctuations délicates, invisibles en milieu liquide.

Dans les colonies de petites dimensions, les frustules présentent souvent des valves dissemblables : l’une, arrondie au sommet, l’autre, plane. On remarque même, interposés entre les autres, des frustules cylindriques, aux deux valves aplaties au sommet et qui prennent de ce chef l'aspect propre à l'espèce varians.

AUXOSPORES. — Ces organes affectent la forme d'un sphéroïde de révolution aplati aux deux pôles. La cellule régénérée qui s'v développe les remplit complètement et en prend la forme; figure 12.

Par ses grands écarts de dimensions, les variantes d'aspect des frustules et l'épaississement variable des valves, cette espèce se montre très polymorphe. C'est ce que nous avons cherché à traduire dans un choix de figures.

FIGURES. — Figure 12. Fragment de colonie productrice d'une auxospore, asp, dans laquelie la cellule régénérée est déjà en possession de ses deux valves. Celles-ci restent courtes, brièvement hémisphériques, à membranes uniformément épaisses jusqu'au bord de contact, en attendant les phénomènes de division ultérieure. On voit, en cr, la valve adhérente de la cellule mère qui s’est vidée pour produire l’auxospore.

Figure 14. Fragment de colonie filamenteuse présentant, à l'extrémité d'une série de frustules réduits aux dimensions minimales, une autre série d'éléments plus grands issus de la cellule initiale formée dans l'auxospore, asp, et présentant les caractères normaux de l'espèce. En c, frustules allongés par le développe-

Le] ©

ment d'une large membrane suturale, en vue d'une division prochaine. En d, frustules issus d’une division récente et figurés avec leur contenu cellulaire dont les chromatophores sont verruqueux.

Dans la partie mince de la colonie, on voit des frustules porteurs de valves dissemblables, à sommet arrondi en 4, aplati en 6, et d'autres à deux valves également aplaties au sommet. Cette différence de forme dans des éléments d’un même filament mérite d'être soulignée.

Figure 13. Fragment de colonie dont les frustules présentent, sous des dimensions plus grandes, les mêmes caractères hybrides : en 4, valves arrondies; en 6, valves planes; en g, tampon gommeux interposé entre des éléments contigus de la colonie.

Figure 11. Fragment de colonie de frustules de dimensions moyennes et à différentes étapes de développement.

Figure 10. Fragment de colonie de dimensions assez grandes, figuré, en à, avec le contenu cellulaire; en 4, à l’état vide et présentant, en g, un tampon gommeux formé déjà entre les deux valves en formation d'une frustule en division. On remarquera que la résistance de ce tampon provoque le fléchissement vers l'intérieur des bords des valves jeunes, encore flexibles.

Figure 8. Fragment de colonie d'une variété dont les valves, à membrane inégalement épaissie, présentent les extrémités développées en cône tronqué extérieurement, ce qui donne aux frustules une section longitudinale de forme octogonale.

C'est la variété octogona GRUNOW.

En &, vue extérieure avec contenu cellulaire; en 4, vue extérieure des frustules vides; en c, coupe longitudinale optique, avec les chromatophores pariétaux et l'aspect octogonal des frustules; g, tampon gommeux interfrustulaire.

Figure 9. Forme exceptionnelle de Melosira dont la forme extérieure des frustules est bien octogonale, mais dont le bord des valves ne présente pas l’amincissement caractéristique de l'espèce Furgensii. Figurés en vue stéréoscopique, en &; en coupe longitudinale, en b; c'est ici que les frustules traduisent le mieux cette particularité qui nous fait douter de la légitimité de la place que nous faisons occuper ici à cette forme anormale.

OBSERVATIONS. — Cette espèce étant propre aux eaux saumâtres, où elle est

très abondante, et fixée aux objets submergés, ne saurait se rencontrer qu'exceptionnellement dans le plankton marin et spécialement dans les eaux littorales.

Melosira nummulus sp. ».

(PI. XL, fi

Piel

"TDi 222)

CARACTÈRES. — Valves minces, d'épaisseur partout égale, courtes, présentant, au-dessus d’une partie cylindrique brièvement développée, un fond courbe d'autant plus surbaissé que les frustules sont plus larges. Ceux-ci sont disposés en longues colonies linéaires par l'intermédiaire de tampons gommeux disséminés.

La membrane est finement ponctuée, mais paraît lisse dans l’eau.

L'espèce ne diffère guère de sa congénère 7. nummuloïdes AGARDH, que par l’absence de membrane annulaire développée obliquement sur la déclivité des valves.

Les chromatophores sont peu nombreux.

AUXxOSPORES. — Ces organes sont sphériques et produits, comme toujours, par vidange de la cellule mère, dont les deux valves s’écartent et dont l’une reste adhérente à la membrane sporangiale. Au sein de celle-ci s'élabore d'abord la valve primaire, du côté de l'adhérence à la colonie ancienne, puis, du côté opposé,

la valve secondaire du frustule régénéré.

FiGuREs. — Figure 15. Fragment de colonie de grandes dimensions. Les frustules sont réunis ou bien par la membrane suturale des cellules mères, ou bien par des tampons gommeux, g. Cellules à différentes étapes de leur développement.

Figure 16. Aspect d'une membrane sporangiale, asp, adhérente à l'une des valves de la cellule génératrice.

Figure 17. Formation de la valve primaire, v, de la future cellule régénérée et agrandie.

Figure 18. Formation de la valve secondaire, 7', dans une auxospore similaire.

Figure 19. Première division de la cellule initiale d'une lignée ramenée aux dimensions maximales.

Figures 20, 21, 22. Fragments de colonies de calibre plus petit.

En &, cellules figurées avec leurs chromatophores; #, tampon gommeux servant de trait d'union entre les cellules débarrassées de la membrane suturale de leur matricule

OBSERVATIONS. — Melosira nummulus nobis est une espèce d'eau saumâtre rencontrée abondamment dans les eaux du bassin à flot de Nieuport Elle passe accidentellement dans les eaux marines du littoral, d'où le filet planktonique en ramène parfois des fragments de colonie.

C'est avec l'espèce A. hyperborea que nous lui voyons le plus d’afhnités.

Peut-être certains y verront-ils une modalité de cette dernière adaptée à un autre milieu et à d'autres conditions d'existence.

Melosira nummuloïdes (DILLWYN) AGARDH.

(PI. XI, Üg. 23 à 25.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1809. Conferva nummuloïdes DiLLWYN, p. 43, pl. B.

1824. Melosira nummuloïdes AGARDH, p. 8.

1856. Melosira nummuloïdes W. SMITH, Synopsis IE, p. 53, pl. 49, fig. 329. 1885. Melosira nummuloïdes V AN HEURCK, Synopsis, p. 198, pl. 85, fig. 1 et 2. 1899. Melosira nummuloïdes VAN HEURCK, Traité, p. 440, pl. 18, fig. 608. 1910. Melosira nummuloïdes MEUNIER, p. 273, pl. XNX, fig. 27.

CARACTÈRES. — Frustules très analogues ou même identiques à ceux de M. nummulus, mais pourvus, sur la déclivité du sommet des valves, d'une lamelle annulaire insérée obliquement et à courbure légèrement sphérique, en sens inverse de celle de la valve.

Membrane couverte de très fines ponctuations, visibles à sec, mais d'apparence hyaline dans l'eau.

AUXOSPORES. Ces organes se forment comme dans l'espèce précédente et ont la même évolution.

FIGURES. — Figure 23. Fragment de colonie de grandes dimensions, dont les éléments se présentent à différentes phases de leur développement. — g, tampon gommeux.

Figure 24. Autre colonie de dimensions moindres. En 4, éléments pourvus de leurs chromatophores; en à, figurés vides; #, tampon gommeux interfrustulaire. Figure 25. Premières subdivisions de la cellule régénérée dans l’auxospore, asp.

OBSERVATIONS. — Comme la précédente A7. nummulus, cette espèce est d’eau saumâtre, abondamment répandue même sur les objets immergés du littoral et souvent entrainée par les flots, mais ne trouvant pas au large des conditions favorables d'existence et coulant rapidement au fond comme sédiment.

Melosira varians AGARDH.

(PI. XI, fig. 26 à 30.) BIBETOGRAPEINTE.

1830. WMelosira varians AGARDH, p. 64.

1885. Melosira varians VAN HEURCK, Synopsis, p. 198, pl. 85, fig. 10, 11, 14 et 15. 1899. Melosira varians VAN HEURCK, Traité, p. 441, pl. 18, fig. 671.

1910. Melosira varians MEUNIER, p. 273, pl. XXX, fig. 26.

CARACTÈRES. — Frustules cylindriques, à fond plat et conséquemment largement unis en filaments linéaires, sans l'intermédiaire de tampons gommeux. Valves finement ponctuées à sec, mais paraissant hyalines dans l’eau.

AUXOSPORES. — Ces organes proviennent ici d'un renflement elliptique d’une cellule génératrice qui reste en liaison avec ses voisines, au sein de la colonie. Il s'en forme souvent des séries continues ou discontinues dans un même filament.

C'est dans ces renflements que s'élaborent successivement les deux valves de la cellule régénérée, qui engagent une partie amineie et arrondie au sommet dans l'intérieur de la portion restée mince de la cellule génératrice. Les divisions ultérieures de la cellule initiale ou régénérée produisent des valves à fond plat.

FiGures. — Figure 26. Fragment de colonie présentant les diverses phases de la régénération d'une cellule de dimensions maximales aux dépens de frustules de dimensions minimales. De gauche à droite, production de l'auxospore, asp, qui, après développement complet, produit d'abord la valve primaire, ?, et plus tard la valve secondaire, v', de la cellule régénérée. On remarquera que les deux valves engagent un appendice terminal arrondi dans la partie étroite de l'auxospore et que celle-ci n’est que le résultat de la transformation morphologique d'une cellule végétative qui se renfle dans sa partie médiane.

Figure 27. Première segmentation de la cellule régénérée, dont on observe les deux valves initiales, 7 et v', aux deux extrémités de la lignée agrandie. On notera que les deux premières cellules formées se préparent elles-mêmes à une division ultérieure, par l'accroissement déjà marqué de la membrane suturale.

Figure 28. Fragment de colonie de grandes dimensions. En &, les chromatophores ont été figurés; en #, on voit l'aspect des frustules vides, vus dans l’eau.

Figure 29. Vue valvaire, à sec, présentant des ponctuations plus grosses disséminées au milieu d’autres, beaucoup plus fines et plus denses.

Figure 30. Fragment de colonie de dimensions ordinaires où moyennes, présentant des frustules à différentes étapes de leur croissance.

OBSERVATIONS. — Bien que cette espèce soit d'eau douce, on en retrouve parfois des fragments dans la Mer flamande, où les cours d'eau, fleuves et canaux la déversent accidentellement. Comme elle n’y fait pas souche, ses représentants y disparaissent rapidement.

Melosira Westii W. SMITH.

(PIX Ge 374,35;

1856. Melosira West W. SMITH, Synopsis II, p. 59, pl. 52, fig. 333 1885. Melosira Westii VAN HEURCK, Synopsis, p. 198, pl. 01, fig. 11 et 12. 1809. Melosira Westii VAN HEURCK, Traité, p. 441, pl. 18, fig. 600,

CARACTÈRES. — Les frustules, constitués par deux valves en forme de cônes tronqués réunis par leur base, sont relevés d’une côte circulaire vers le milieu de leurs parties déclives et sont ombiliqués au sommet. Les parois sont épaisses et paraissent hyalines dans l'eau. Frustules isolés ou géminés, de dimensions assez peu variables.

Fiqures. — Figure 31. Frustules géminés, vus de côté et figurés par transparence, de manière à permettre de se rendre compte de la structure hyaline et de la conformation des valves. — 0, ombilic terminal.

Figure 32. Vue de l'extérieur d'un frustule isolé, de calibre un peu plus fort. Figure 33. Vue valvaire du même, avec l'ombilie terminal, o, vue de face.

OBSERVATIONS. — M. Westir paraît se multiplier très peu dans la Mer flamande, car, bien qu elle y soit constante et qu'elle soit essentiellement marine, on ne l’observe ; jamais qu'en très petit nombre d'exemplaires. Elle ne tient donc qu'une place très effacée dans les produits des pêches planktoniques.

Melosira crenulata KUTZING.

(PI. XI, fig. 38.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1844. Melosira crenulata KÜTZING, p. 35, pl. 2, fig. 8.

1856. Melosira orichalcea W. SMITH.

1885. Melosira crenulata V AN HEURCK, Synopsis, p. 190, pl. 88, fig. 3 à 5. 1899. Melosira crenulata V AN HEURCK, Traité, p. 443, pl. 19, fig. 618.

CARACTÈRES. — Colonies linéaires, rigides, formées de frustules cylindriques d'assez petites dimensions. Valves à fond plat, présentant des dentelures visibles entre les frustules, en vue latérale, et à bord marginal marqué d’un faible sillon. Chromatophores souvent allongés, peu nombreux.

FiGurE. — Figure 38. Vue d’un fragment de colonie. En a, contenu cellulaire ; en b, dentelures visibles sur le sommet plat des valves.

OBSERVATIONS. — Forme d'eau douce, fortuitement entraînée dans l’eau de mer par les fleuves et canaux qui s'y déversent. Très rarement reprise en eau marine par le filet fin.

Melosira arenaria Moore.

(PI. XII, fig. 1 et 2.) BIBLIOGRAPHIE.

1843. Melosira arenaria MOORE, dans RALFS, Annales XII, pl. 0, fig. 4. 1885. Welosira arenaria V AN HEURCK, Synopsis, p. 200, pl. 90, fig. 1 à 3. 1899. Melosira arenaria VAN HEURCK, Traité, p. 443, pl. 19, fig. 621, à gauche.

CARACTÈRES. — Frustules de grandes dimensions, toujours plus larges que hauts, étroitement adhérents en colonie linéaire. Valves à parois épaisses,

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