Ibid., p
4. Le lait, études chimiques et microbioloqiques, par E. Duclaux, 1887.
COAGULATION DU
land.Dès le début de son livre, il dit du lait ; « Ce liquide, comme du reste la plupart des liquides organiques est en voie de mutation continuelle dès qu’il arrive au contactde l’air, et cela par le fait de l’oxygène et par celui des microbes (1) qu’il recèle dès l’origine, ces derniei’S étant de beaucoup les agents les plus actifs de transformation. » Il s’agit donc bien du système de M. Pasteur et il en applique les méthodes. Il importe de reproduire les termes mêmes dont s’est servi l’auteur dans la disposition de ses expériences.
Pour étudier « la constitution physique et chimique du lait », dit-il, il est nécessaire de le recueillir dans des conditions telles « qu’il ne puisse pas être envahi par les ferments ». Pour cela, il l’introduit « à l’état frais dans des vases de verre scellés que l’on chauffe ensuite à une température de 115 degrés (2), pour tuer tout ce qu’il pourrait contenir de germes vivants.» Mais comme on a, a priori, le droit de croire que le chauffage ne laisse pas « intactes toutes les qualités du lait (3) », M. Duclaux ajoute: « En conséquence, il faut pouvoir conserver ce liquide dans l’état même où il sort du pis de la vache. » Il y a, selon l’auteur, plusieurs procédés; il s’est arrêté au suivant: « Il consiste à prendre des tubes à essai fermés par un bout, dont on obstrue l’ouverture d’un tampon de coton médiocrement serré dont la partie libre forme champignon au-dessus des bords du tube. Ainsi armés, ces tubes sont chauffés dans un fourneau à gaz à 120-130°, « pour détruire tout ce qu'il pourrait y avoir de vivant sUr les parois et dans l’air intérieur. » Cela fait, on lave bien le pis de la vache et cjuand les premiers mouvements de mulsion « ont bien nettoyé les parois du canal, on enlève doucement avec une pince le bouchon de coton qui ferme le tube, et l’on dirige dans l’intérieur le liquide qui s’écoule, en ayant soin de tenir le tube près de la mamelle sans pourtant la toucher. » Et M. Duclaux fait remarquer qu’ « on ne
1. Il ne s’agit plus ici des germes qui échappent à notre investigation, dont parlait M. Chamberland, mais des microbes.
2. M. l’asteur trouvait que c’était assez de 108 ou 110 degrés