‹ Microzymas et microbesChapitre 27 sur 86 · E. Duçlaux. Le lait, etc,, p · texte numérisé non relu

E. Duçlaux. Le lait, etc,, p

COAGULATION DD LAIT

ment liquides et, comme je l’ai dit ailleurs, finissentils par se cailler, comme dans l’exemple que voilà, tandis que dans les mêmes conditions des solutions de principes immédiats organiques ne subiraient aucune altération?

La réponse est implicitement contenue dans les considérations que j’ai présentées en commençant. En effet, l’influence conservatrice de l’éther n’est que temporaire sur le lait, puisque, malgré sa présence, il finit par se cailler. Il agit, sans doute, à sa manière, comme la créosote et l’acide phénique. D’autres agents, dont j’aurai à parler, sont dans le même cas. Je me propose donc de démontrer que l’influence exercée par l’éther n’est qu’un cas particulier de la théorie générale de l’antisepticité telle que je l'ai formulée en 1857 et ébauchée dans la lettre de 1865 à M. Dumas. C’est le principe de la méthode dont cette théorie est la formule, que j’ai appliqué dans l’expérience de 1873 pour démontrer que la cause de la coagulation du lait lui était inhérente et n’était pas des vibrions ou des ferments nés des germes de l’air.

La suite de la présente communication n’a pas pour but seulement de défendre cette expérience, mais aussi de faire connaître une série de faits nouveaux qui complètent, étendent et fortifient les conséquences qui en découlaient. Ces faits présenteront l’influence des antiseptiques sous un jour nouveau; ils me permettront d’expliquer expérimentalement le mode de leur action, non seulement sur les microzymas qu’ils peuvent empêcher d’évoluer et dont ils modifient le fonctionnement physiologique, mais sur les cellules et sur les tissus. Ils prouveront que, efficaces pour annihiler l’influence des germes de l’air, ils exercent une influence variée et variable sur les microzymas du ait et, par suite, de la substance organisée ; influence dépendante à la fois de leur nature et de leurs doses. C’est par là surtout que mon travail me paraît devoir intéresser l’Académie et l’art de guérir. Enfin, ces faits seront peut-être assez démonstratifs pour me permettre d’aborder la solution d’un grand problème : celui de l’origine des germes de l’air.

COAGULATION DU LAIT

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