Thf-se citée, p
COAGULATION DU LAIT
démie (1). Mais une remarque s’impose avant de continuer, c’est qu’il n’est pas rationnel de rapprocher l’urine du lait et du sang. Si dans l’urine les altérations sont plus variables et généralement plus faciles à empêcher, c’est que, bien qu’issue de l’organisme, l’urine n’est pas un tout homogène comme une humeur, elle pourrait même ne pas contenir d’éléments anatomiques: microzymas, globules de mucus, cellules d’épithélium vésical et autres ; mais ceux qu’elle contient habituellement, et qu’elle entraîne pendant la miction, sont de plusieurs origines : les reins, les uretères, la vessie, la prostate chez l’homme, le canal de l’urèthre. De là Invariabilité des résultats, certaines urines devenant alcalines en s’altérant, d'autres devenant plus acides.
L’expérience de M. Pasteur sur le sang. — M.Chamberland avait dit du sang, comme de l’urine, que « retiré de l’organisme, directement, avec les précautions nécessaires pour éviter l’accès des poussières de l’air, il pouvait se conserver indéfiniment sans qu’on y vit jamais apparaître le moindre organisme microscopique (2). »Etje rappelle que le même savant avait résumé en deux lignes les conclusions de M. Pasteur : « Le. sang ne se putréfie pas, même aux plus hautes températures de l’atmosphère; son odeur reste celle du sang frais, ou prend une odeur de lessive. » Mais cela voulait-il dire que le sang s’était conservé sans altération? Voici qui répond par l’affirmative : M.Chamberland, parlant des objections qu’on soulevait touchant la méthode par coction, a dit ; « Il n’y avait qu’un moyen de lever cette objection : c’était d’obtenir des liquides naturels n’ayant pas été chauffés, et cependant se conservant sans altération à l’abri des poussières de l’air (3). » Il s’agit donc bien de sang conservé sans altération. Voici, pourtant, les observations supplémentaires consignées par M. Pasteur luimême dans le récit de son expérience :
« Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, dit-
1. Sur les ferments et les fermentations de l’iirine, au point de vue physiolog:i(Xiie. Bulletin de VAcad. de mid., 31 mai 1881.