Ibid
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il, l’oxydation directe des principes du sang n’est pas très active.
« Dans les circonstances où le sang de chien exposé au contact de l’air pur ne se putréfie pas du tout, les cristaux du sang se forment avec une remarquable facilité.
« Dès les premiers jours de son exposition à l’étuve, lentement à la température ordinaire, le sérum se colore peu à peu en brun foncé. Au fur et à mesure que cet effet se produit, les globules du sang disparaissent et le sérum ei le caillot se rémplissent de cristaux très nets teints en brun ou en rouge.
« Après quelques semaines, il ne reste plus un seul globule sanguin ni dans le sérum ni dans le caillot...
« La plus petite parcelle du caillot écrasée sur la lame de verre offre la fibrine incolore, très élastique, associée à des amas de cristaux... Si l’on attend plus longtemps encore, il arrive quelquefois que toute la fibrine se rassemble en une seule masse hyaline qui a expulsé peu à peu de son intérieur tous les cristaux (1). »
Ainsi, dans ce sang, s’accomplissent encore des phénomènes d’oxydation; il se coagule; des matières brunes s’y forment; ses hématies disparaissent; son hémoglobine disparaît ; des cristaux du sang apparaissent avec une remarquable facilité ; la fibrine se transforme en une masse hyaline, etc.
Est-ce là du sang conservé sans altération? A mes yeux, M. Pasteur a admirablement décrit le phénomène dans les conditions de son expérience, mais pour conclure à rebours; car, enfin, le tout du sang disparaît pour faire place à ce qu’il ne contenait point auparavant.
Mais quelle est la cause de ces prodigieuses transformations et destructions des cellules ? M. Pasteur a soutenu que c’était l’oxygène (2). Mais c’est le contraire qui est vrai : J. -B. Dumas a démontré que la présence de l’oxygène est la condition de la conservation des globules rouges et c’est absolument certain.