‹ Microzymas et microbesChapitre 50 sur 86 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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COAGULATION Dü LAIT

corps vivants que comme un amas de principes immédiats où rien de vivant per se n’existerait; bref, comme un simple mixte physico-chimique.

22. La différence essentielle entre la matière organique purement chimique d’un mixte et la matière organique d’un mixte quelconque issu de rorgani.sme vivant, c’est que le premier est pure matière chimique naturellement inaltérable, la seconde matière organisée naturellement et spontanément altérable.

23. Le sang, l’urine, la viande, les œufs brouillés dans la coquille, comme le lait, comme toute foatière soustraite à l’animal ou à tel autre organisme, sont nécessairement altérables, que des vibrions apparaissent ou n’apparaissent point à même leur substance.

24. La cause commune de l’altération de toute substance issue de l’organisme vivant, tissu ou humeur, comme pour le lait, c’est les microzymas qui, par évolution, peuvent y devenir vibrioniens.

25. Le mixte purement physico-chimique, qui ne peut s’altérer au contact des poussières de l’air, qu’à cause de ce qu'elles peuvent contenir de vivant, laisse apparaître, comme agents de l’altération, des microorganismes quelconques. Le mixte issu de l’organisme vivant — la matière organisée — ne laisse apparaître que des vibrioniens comme suite de l’altération spontanée.

26. Le lait privé mécaniquement de ses éléments anatomiques, c’est-à-dire de ses microzymas et globules laiteux, fournit un sérum limpide qui contient tous les principes immédiats de ce lait. Or, ce sérum est inaltérable dans les mêmes conditions qu’un mixte physico-chimique.

27. Les microzymas qui sont la cause commune de l’altération de toute matière organisée, ne sont pas des micrococcus, des végétaux schizomycètes, c’est-à-dire des étrangers, des parasites dans l’organisme vivant.

28. Si l’on refuse d’admettre les microzymas comme êtres vivants sui generis, c’est à cause du système protoplasmique ou de l’opinion selon laquelle l’organisme ne serait constitué que par de la matière purement chimique, vivante sans être organisée, dans laquelle il n’y a rien de vivant ver se. C’est pourquoi on assure

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bactérie qu’entre le têtard et la grenouille : comme le têtard devient grenouille, par évolution le microzyma devient bactérie, quand on sait réunir les conditions de 1 évolution.

35. Un animal entier ou l’une quelconque de ses parties, placé entre deux couches de carbonate de chaux pur et phéniqué, à l’abri des poussières de 1 air, se détruit tout entier (l’expérience a duré 7 ans) et à la fin, dans le carbonate de chaux redevenu blanc, on retrouve les microzymas isolés, vivants, doues d activité chimique à la manière de ce que 1 on noname ferments et capables, dans des milieux appropriés, d’évoluer de nouveau pour redevenir vibnoniens.

36. Tout n’est donc pas mort dans le cadavre : le microzyma, atome de l’organisation, résiste à la mort.

37 Ce que l’on appelle les germes de l’air ne sont essentiellement que les microzymas des êtres disparus et détruits dans le passé (microzymas géologiques) ou se détruisant sous nos yeux. Mais dans le temps présent avec ces microzymas, les poussières de l’air charrient les spores, les conidies des plantes et champignons microscopiques et autres, que le vent dissémine comme il le fait du pollen, etc. 11 n’y a donc point de germes de l’air et point de panspermie des etres les plus petits.

38. Les vibrioniens sont de la nature qu’étaient les microzymas qui le sont devenus par évolution.

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