Bulletin de V Académie , 2' série, t. XI, p
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crozymas associés et de toutes petites bactéries, il en est demême dans lacouche cora'ca/e où, cependant, les bactéries sont plus rares. Dans le centre de la glande existent encore des hématies assez bien conservées et une foule de bactéries très belles, de courtes, de lon- .gues, parmi lesquelles il y en a très peu de mobiles. Si donc, on s’en tenait aux formes vibrioniennes observées, on pourrait conclure à l’existence, dans le tissu du rein, de plusieurs espèces de microzymas ; mais cette conclusion, à laquelle je suis porté à me ranger, mériterait d’être étayée par la démonstration de la dilTérence de fonction de ces microzymas.
Je pourrais multiplier les exemples. Peut-être un jour demanderai -je à l'Académie la permission de lui communiquer une série d’expériences inédites prouvant que des organes divers d'animaux différents, fournissent, comme le rein, des résultats variés pour l’évolution vibrionieime de leurs microzymas.
La conclusion qui se dégage de ces observations est, non seulement que l’organisme humain porte constamment en lui, naturellement, des microzymas innombrables— innombrables dans le sens absolu du mot — mais qu’ils ne sont pas fonctionnellement les mêmes dans tous les centres d’organisation et qu’il peut en exister de plusieurs sortes dans un même organe, un même tissu ou cellule.
Je termine ce paragraphe par la remarque suivante :
Le microzyma, en tant qu’élément anatomique fondamental, doit être réputé vivant, selon la doctrine de Bichat, puisque c’est lui qui tisse tes cellules, et de proche en proche les tissus et les organes. Il est vivant aussi en tant que pouvant évoluer pour devenir vibrionien : or, les vibrioniens sont réputés vivants, d’un consentement unanime.
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COMMENT LA PLEURÉSIE n’EST POINT UNE MALADIE MICROBIQUE ET COMSIENI ELLE SE PRODUIT PHYSIOLOGIQUEMENT.
Je reviens sur ce que je disais au début de cette communication touchant les deux opinions qui se sont manifestées relativement à l’étiologie de la pleurésie.
La première, d’accord avec la médecine traditionnelle, admet que la maladie est purement physiologique, naît de nous en nous, à la suite d influences variées, dont l’une, dans la pleurésie essentielle, comme dans la pneumonie, est le refroidissement, et non le froid par lui-même. Et, tout en enregistrant que dans cette affection apparaissent souvent des vibrioniens dans la sérosité épanchée, les partisans de cette opinion ne regardent leur présence que comme un accident, non pas sans portée, mais comme une manifestation de la maladie et non comme sa cause.
La seconde consiste à admettre que la pleurésie, qu’elle soit ou non liée à la tuberculose, comme la tuberculose elle-même, ne naît pas de nous en nous, mais que l’une et l’autre sont des maladies microbiques, le microbe producteur venu du dehors étant tel par nature et par destination. Sans ce microbe il n’y aurait pas de pleurésie, comme sans d’autres il n’y aurait pas de tuberculose, de fièvre typhoïde ; et selon cette manière de voir, le froid n’intervient que comme le stimulant du microbe, ou comme lui préparant dans l’organisme un milieu favorable.
Pour moi, mes recherches m’ont ramené à la manière de voir des maîtres qui, comme M. Peter, M. Hardy, M. A. Guérin, reconnaissent que l’anatomie et la physiologie classiques suffisent à expliquer la genèse, les symptômes et les phénomènes anatomopathologiques et histologiques dont on constate la manifestation dans le cours de la maladie. Je suis
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même assuré, en interprétant, comme il convient et comme c’est possible, le phénomène histologique, qu’on peut arrivera réunir dans une admirable unité, les travaux des grands médecins qui, dans le passé, ont constitué la science médicale et qui; dans le présent, la cultivent avec éclat.
Je me propose donc, maintenant, appuyé sur les faits que j’ai fait connaître dans les précédents paragraphes, de démontrer que la pleurésie est toujours, nécessairement, une maladie d’origine physiologique, naissant de nous en nous; qu’elle n’est jamais microbienne, en ce sens que les bactéries ou telle autre forme vibrionienne qu’on peut découvrir dans la sérosité pleurétique n’en sont pas la cause. Ces formes vibrioniennes ne sont, en effet, qu’une manifestation anatomo-pathologique et histologique de la maladie, au même titre que les globules sanguins et les leucocytes du pus.
Pour prouver cette dernière affirmation, je ferai voir qu’à l’origine de la maladie il n’existe jamais de ■ bactéries ou de vibrioniens proprement dits dans l’épanchement; on n’y découvre, lorsqu’on observe à temps, uniquement que des microzymas semblables à ceux des tissus sains et du sang dans l’état de santé.
Je montrerai, enfin, que la plèvre affectée modifie les matières albuminoïdes transsudées du sang et que jamais, dans les liquides épanchés dans les séreuses affectées, qu’il s’agisse de pleurésie, d’ascite, de péricardite ou d’hj'drocèle, n’existent les albumines normales du sérum sanguin. .
Il faut d’abord retenir comme acquis ce fait incontestable, que l’organisme humain comme tout organisme vivant, jusques et y compris la levure de bière, porte en lui des microzymas ; que pendant la vie en cas de maladie, comme après la mort, l’organisme humain peu laisser apparaître des vibrioniens à même ses tissus, ses humeurs; que les activités chimiques de ces tissus et humeurs sont indépendantes des germes de l’air.
C’est parce que la théorie du microzyma nous apparut, dans tous les sens, absolument adéquate aux faits, qu’Estor et moi avons recherché dans le sujet
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lui-même la cause prochaine de la maladie, la cause actuelle, comme pour la pleurésie, pouvant être simplement le refroidissement, ainsi que l’admettent M. Peter et M. Jaccoud avec la médecine hippocratique. Lorsque nous avons été convaincus de 1 existence naturelle, originelle, des microzy mas dans tout organisme 'vivant, au sens de la doctrine de Bichat, nous n’avons pas hésité un instant, Estor et moi, à voir dans la présence des bactéries ou de telle autre forme vibrionienne dans la sérosité pleurétique, dans le tubercule pulmonaire ou dans telle autre partie de l’organisme malade, non pas le résultat de la pénétration de germes du dehors ou d’une génération spontanée,’ mais le résultat de. l’évolution naturelle, physiologique des microzymas, déterminée par quelque influence accidentelle, le refroidissement par exemple, s’exerçant sur l’être vivant et modifiant p quelque chose îes conditions d’existence et l’activité chimique ou physiologique de ces microzymas dans les cellules ou les tissus et les humeurs. Bret, au lieu de voir dans la présence des bactéries dans la sérosité pleurétique un fait accidentel extraordinaire, nous n’y avons vu qu’un cas particulier d’une théorie générale, l’accomplissement d’une loi de la nature. , .
M Peter, dont j’aime à invoquer la ferme conviction d’un savoir profond, a montré l’entrée en scène de l’influence nerveuse à la suite du refroidissement, les phases successives de rinva,sionet de la marche de la maladie, sans avoir besoin d’invoquer les microbes comme cause déterminante. Et M. Alphonse Guérin, si compétent comme profond anatomiste, comme chirurgien et comme médecin, sans parler de la juste part qu’il réclame dans le développement de la doctrine microbienne, oui un tel savant a proteste dans ces termes contre le rôle excessif qu’on fait jouer aux germes de l’air: « On a vu, disait-il, on a vu des microbes partout et l’on ne peut pas se résoudre à voir dans l’inflammation autre chose que 1 intervention des microcoques et des streptocoques. » Et l’éminent chirurgien, qui a étudié les lymphatiques du poumon avec tant de sagacité, qui a vu la surface
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de cet organe recouverte de réseaux si nombreux et
si serrés qu’il semble que la plèvre en est intégralement constituée, fait observer quil lui a paru bien difficile, après avoir constaté comment, suivant les degrés et l’ancienneté de l’inflammation, les vaisseaux lymphatiques subissent des modifications si importantes, les réseaux disparaissant les premiers, oui il lui a paru difficile d’admettre qu’une pleurésie puisse exister sans l’existence d’une lymphangite « Par de longues recherches sur le cadavre, dit-ii encore, je suis arrivé à la conviction que la pleurésie n’est autre chose qu'une lymphangite (1).
Mais enfin comment le refroidissement — je ne dis pas le froid, car on peut supporter de très basses températures sans devenir pleurétique, pneumonicrue ou tuberculeux— peut-il produire la pleuresie a frigore et amener l’inflammation, une lymphangite avec toutes ses conséquences ? , , , .
Le froid en tant qu’abaissement de la température n’exercerait qu’une action purement physique sur nous si nous étions pure matière. Mais le froid, dans le refroidissement, peut agir physiologiquement sur un organisme, celui-ci fût-il une simple cellule de levure de bière. J’ai démontré en effet qu’une fermentation alcoolique ne s’accomplit pas exactement de la même manière lorsque brusquement on met le mélange fermentant dans la situation du refroidisse-
"^^En médecine, le refroidissement c’est le froid qui saisit au moment où l’on a chaud. Quoi est saisi?
Physiologiquement, le refroidissement c est 1 organis me impressionné dans quelqu’une de ses partip par un changement plus ou moins brusque de la température. Laquelle de ces parties est la première impressionnée ? On conçoit que le refroidissement, dans les conditions de sa production, impressionne de quelque façon les nerfs, dont M, Peter nous a parlé et, par action réflexe, les nerfs qui president a la nutrition. L’impression nerveuse exercerait-elle quelque action sur un milieu purement chimique?
1. Bulletin de V Académie , séance du 26 avril 1892, p. 625-626.
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C’est douteux et, en tout cas, non prouvé. Mais l’inipression nerveuse étant d’ordre vital on la conçoit s’exerçant sur ce qui est vivant dans 1 organisme : les tissus, les cellules et surtout sur ce qu il y a d autonoiniquement vivant dans ces tissus et cellules , les microzymas. Or les tissus, les cellules, les microzymas ne vivent qu’à la condition de se nourrir, de digérer, c’est-à-dire de modifier, de transformer le milieu nutritif ambiant pour l’assimiler, le consommer ensuite et ,1e désassimiler. L’impression nerveuse a donc pour premier résultat de modifier les éléments dans leur fonction de nutrition, ce qui change la nature du milieu ambiant en y introduisant des produits de sécrétion autres que les produits physiologiques, lesquels sont nécessaires à la nutrition d’autres cellules et d’autres tissus ; on conçoit donc que les produits anormaux amènent un changement de milieu qui place ces autres cellul^es dans une situation anormale de nutrition ! De là des troubles fonctionnels généralisés qui sont la maladie, et ces troubles fonctionnels amènent alors nécessairement des désordres anatomiques. Dès lors, comme 1 a explioué M. Guérin, le tissu de la sereuse est affecté, la maladie éclate et, peu à peu, l'épanchement se produit avec toutes ses conséquences qui vont s aggravant par l’accumulation du produit hetérogene. L’épanchement étant formé, la plèvre s altérant de olus en plus, l’épanchement devient hémorrhagique dans certains cas et purulent. 11 faut éclaircir tout cela par un exemple de physiologie normale.
Par le fait du refroidissement, les choses se passeraient là comme dans l’état de santé pour certaines fonctions. Par exemple, pendant l’abstinence, Içs glandes gastriques et leurs cellules sont au repos physiologique. On prend quelque aliment on titille la muqueuse stomacale et, aussi tôt, par action reflexe,les glandes gastriques et leurs cellules entrent en fonction et le suc gastrique sécrété, coule, sans qu il soit nécessaire, pour expliquer sa production, dmvoquer d’autre influence que l’action mécanique et 1 influence . nerveuse qu’elle provoque.
C’est donc sur la plèvre, comme 1 a fait M. (juerin,
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qu’il faut porter son attention si l’on veut édifier la véritable étiologie de la pleurésie, qu’elle soit essentielle, hémorrhagique ou purulente et se rendre compte des phénomènes histologiques qui s’y peuvent observer. Or la plèvre est une cavité close, et M. Guérin s’est expérimentalement convaincu qu’il y a continuité entre les vaisseaux lymphatiques et les artères. La sérosité seule passe des vaisseaux artériels dans les lymphatiques. « Mais, dit le savant anatomiste, s’il y a continuité entre les vaisseaux lymphatiques et les artères, on comprend facilement qu’il n’y a pas besoin de microbes pour expliquer l’épanchernent pleurétique et l’inflammation de la plèvre. Et^ dit-il encore, on ne s’expliquerait même pas comment l’hémorrhagie de la cavité des plèvres n’est pas plus fréquente, si l’on ne savait pas que, dans l’état normal, ce n’est pas le sang qui passe de l’artère dans les lymphatiques (1). » C’est donc à cause des modifications que l'inflammation fait subir aux vaisseaux lymphatiques, laquelle fait disparaître les réseaux, qu’il peut y avoir hémorrhagie dans certains cas. La provenance des globules sanguins dans la sérosité de la pleurésie hémorrhagique est donc anatomiquement et physiologiquement pathologique. Eh bien, je veux montrer que les microzymas, par conséquent les vibrioniens de l’épanchement, et ce que M. Dieulafoy, d’accord avec les doctrines microbiennes, a appelé « les microbes habituels de la suppuration », n’ont pas d’autre origine que le sang et l’altération propre du tissu de la plèvre, c’est-à-dire comme les globules rouges une origine anatomiquement pathologique.
Sur le vivant en pleine santé on ne découvre jamais, dans les tissus, les cellules et les humeurs que les microzymas normaux; dans le tissu de la plèvre et dans la sérosité qui la lubrifie on ne découvre semblablement que les microzymas. Or, en fait, à l’époque où à Montpellier nous faisions nos observations, il nous est arrivé souvent de ne découvrir, dans le liquide de l’épanchement pleurétique, comme dans l’ascite, que des microzymas absolument morphologi-
, 1. Loc. cit., p. 127.
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quement normaux. Voici le résultat de deux examens publiés dans une thèse de 1874 : , i
^ I. « Epanchement pleurétique de nature catarrhale. Antécédents scrofuleux. — Première
Le liquide est citrin, transparent, franchement alca-^
lin 2 710 centimètres cubes. AU microscope, quelques microzymas, quelques fausses membranes, pas de
11 y eut deux autres thoracentèses. La preinière a été faite le 30 décembre 1873; la seconde, le 9 janvier 1874; la troisième, le 8 mars suivant. Le liquide de la seconde était purulent, celui de la troisième bien davantage. L’opération a été pratiquée avec appareil de M. Potain. ,
^ « A la fin de mars, le malade se rend en convale..-
cence da^b Mnjiay^scite^ limpide au moment de la
sortie, citrin, ne laissait voir au microscope que quelques leucocytes et des microzymas (1).» .
^ Dans d’autres épanchements pleuretiques déjà un peu anciens, nous n’avons pas non plus découvert de làbrioniens, ni aucune autre forme évolutive du microzyma. Tout à l’heure, en parlant de la fibrine desépanchements séro-fibrineux, jemontrerai que ces microzymas viennent surtout du sang, si les globules i-ouges peuvent sortir des vaisseaux, on comprend bien que les microzymas en peuvent issir plus aisément. Mais comment et pourquoi peuveiit-ils évoluei et devenir les formes vibrioniennes que 1 on décrit et oiie j’ai décrites auparavant? Ils sont capables d évoluer dans le liquide 'pleurétique comme les microzymas du lait évoluent dans le lait. 1 1 i„
Je rappelle donc qu’il est démontre que le lait de vache s’altère spontanément, s'aigrit et se caille avant toute évolution morphologique de ses microzymp, avant toute apparition de bactéries ou forme vibnonienne quelconque. Et j’ai montré que dans la célébré expérience de M. Pasteur le sang s altérait ses globules dispaiaissaient sans qu’on y puisse découvrir autre chose d’organisé que les microzymas. Mais
L D'' J. Birot. ThP.ses de Montpellier, n» 56, 1874.
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dans certaines conditions les microzymas du sang, naturellement dans le lait qu’ils ont altéré, les microzvmas évoluent en devenant diverses forces vibrioniennes avant de devenir bactéries. Bref les microzymas du lait, qui ont changé de fonction pour aigrir et cailler' le lait, ont créé un liquide hétérogène dans lequel ils ne peuvent vivre qu’en évoluant et en y déterminant de nouveaux changements.
Quelque chose de semblable se passe pour le liquide de l’épanchement pleurétique. On admet que la sérosité pleurétique est un exsudât, c’est-à-dire un liquide issu des tissus, ici du sang bu du sérum sanguin, tel qu’il était. Eh bien, cela n’est pas exact; la sérosité vient bien du sang, mais ne contient pas les matériaux du sérum; elle est en réalité formée sur le type des sécrétions, c’est-à-dire un liquide élaboré par un organe ou une cellule sécrétante. J’en donnerai tout à l’heure la démonstration. Le liquide épanché dans la plèvre malade est donc une humeurpathologique par sa production, elle est un corps étranger dans l’organisme; les microzymas qui étaient issus du sang y sont donc dans un milieu nouveau et, comme ceux du lait dans le lait altéré, ils finissent par évoluer et, peu à peu, après les microzymas en 8, on peut voir apparaître de vraies bactéries.
Ainsi, à l’origine, il n’y a pas de microbes dans la sérosité pleurétique et c’est bien là le cas le plus fréquent : il n’y a dès le début, et quelquefois longtemps après, que des microzymas. Et cette observation a été confirmée. C’est donc avec une véritable satisfaction que j’ai entendu M. Germain Sée conclure avec M. E. Lévy (de Strasbourg) :
1“ Que dans la plupart des pleurésies séro-fibrineuses, l’exsudât était indemne de tout microorganisme ;
2“ Que l’absence des microorganismes dans les exsudais purulents témoigne, selon toute vraisemblance, d’un processus tuberculeux;
3° Que la présence de staphylocoques pyogènes dans les exsudais ne permet pas d'affirmer qu’il va survenir du pus ;
4“ Qu’il y a des empyèmes uniquement produits par le staphylocoque ;
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5” Que le diplocoque peut durer trois mois (1).
Il convient de retenir aussi cette remarque de Sir West, que « les pleurésies purulentes d’emblée sont beaucoup plus fréquentes chez l'enfant au-dessous de douze ans que chez l’adulte (2) ».
Je reviendrai tout à l’heure sur les cas de pleurésies séro-fibrineuses, indemnes de microorganismes, notés par M. Sée.
Mais j’insiste tout de suite sur le fait qu’un épanchement pleurétique ne ressemble pas à un autre épanchement de cette nature, quand on y considère les microorganismes. Je montrerai, au contraire, que l’analogie va presque jusqu’à l’identité quand on a égard, non plus aux microbes ou vibrioniens, mais à la nature des matières albuminoïdes de l’épanchement, même lorsque celui-ci est devenu purulent. Pourtant, si la maladie était le fait d’un microbe spécifique, l’identité devrait exister dans tous les sens, pour la composition chimique comme pour les microorganismes, pour la purulence chez l’adulte comme chez l’enfant. Tout s’explique, au contraire, si la maladie n’est pas microbique et si elle naît de nous en nous.
Quoi qu’il en soit, il n’en existe pas moins une maladie qui mérite d’être appelée pleurésie, puisque, comme l’a si justement fait observer M. A. Guérin, la plèvre, une séreuse, est anatomiquement altérée. Mais s’il y a une pleurésie n’y a-t-il pas aussi les pleurétiques, ainsi que le soutenait avec autorité M. Peter ? C’est que si, avec Sir West, il y a à considérer l’âge d’un pleurétique, n’y a-t-il pas aussi à considérer le tempérament, l’état diathésique du malade en même temps que son âge? Est-ce que la pleurésie sera nécessairement accompagnée des mêmes symptôme^ des mêmes phénomènes anotomiques et histologiques ou physiologiques chez l’enfant, l’adulte et le vieillard? chez un sqnguin et un lymphatique, un scrofuleux et un phtisique, un tempérant et un alcoolique? Est-ce qu’il n’y avait pas de tout