‹ Microzymas et microbesChapitre 66 sur 86 · Ibid., 5 avrU 1892, p · texte numérisé non relu

Ibid., 5 avrU 1892, p

LA PLEUKÉSIE

cela dans l’énumération de M. Germain Sée?Si ce que je viens de dire est vrai, M. Dieulafoy n’avait-il pas raison de penser que souvent les pleurésies a frigore, ou dites essentielles, devaient rentrer dans le cadre de la tuberculose, disant que M. Jaccoud était dans le vi-ai lorsqu’il les décrivait sous le nom de pleurésies phlisiogènes(l)? Seulement ces pleurésieslà ne sont phtisiogènes qu’en faisant éclater la tuberculose chez le pleurétique qui était tuberculeux diathésiquement et qui eût éclaté autrement à quelque autre occasion.

Mais il faut pénétrer plus avant dans cette question. J’ai rapporté les résultats les plus saillants des recherches de M. J. Béchamp, sur les microzymas d’un même être à tous les âges. C’est un fait que dans un môme organe, aux diverses périodes de la vie fœtale jusqu’à la naissance, les microzymas, morphologiquenieiit identiques, ne sont doués, ni de la même activité chimique, ni des mêmes propriétés, ni de la même aptitude à évoluer pour devenir bactéries. Les microzymas vitellins et les microzymas de l’embryon non plus ne deviennent pas aisément bactéries, et j’ai rapporté dans ma communication sur l’altération du lait que, quand on empêche, par de vigoureuses secousses, en troublant son contenu, un œuf de devenir poulet à la température de l’incubation, cet œuf fermente comme une vulgaire masse de matière fermentescible dont les microzymas vitellins sont les ferments. Eh bien, oii les microzymas du lait, de la viande, du foie, etc., etc., deviendraient bactéries, les microzymas vitellins, restés identiques à euxmêmes, n’évoluent pas.

Nous avions fait voir, Estor et moi, que les microzymas nerveux du cerveau, dans les conditions où ceux des autres tissus d’adultes deviennent aisément bactéries, n’évoluent pas. Eh bien, M. J. Béchamp ayant vérifié le fait dans tous les sens, a trouvé que les microzymas cérébraux de fœtus, dans les mêmes conditions expérimentales, évoluent et deviennent bactéries. Nous avons conclu de ces faits que les mi-

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