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Bulletin de l'Académie, 2:° série, t. XXVIII, p

3. J. Béchaïup. Nouvelles recherches sur les albumines normales et pathologiques.

26 4 LES ALBUMINURIES

sico-chimiques de l’endosmose et de la filtration (1).

Méhu, qui a étudié avec tant de soin les liquides d’épanchements, disait à son tour : « Le liquide que l’on extrait de la cavité thoracique, dans les cas de pleurésie aiguë, ressemble tellement au plasma du sang, que je suis fort embarrassé de distinguer ces deux liquides autrement que par les proportions des éléments qui entrent dans leur composition, » et il citait les faits d’expérience qui l’obligeaient de conclure ainsi. Et de ses analyses du liquide de l’hydrocèle de la tunique vaginale il concluait pareillernent : « Les éléments du liquide de la tunique vaginale sont exactement ceux du sérum du sang (2). »

Enfin, M. Dujardin-Beaumetz lui-même, après avoir dit avec raison que « chimiquement il n’y a aucune analogie entre l’albumine de l’œuf et la sérine », c’est-à-dire l’albumine du sérum sanguin, ajoute: « sérine que l’on trouve dans l’urine (3) » .

Relativement à l’albuminurie physiologique, M. Millard (de New-York) cite un grand nombre d’expériences desquelles il a conclu que l’urine physiologique de l’état de santé ne contient pas d’albumine, et il semble admettre que dans les cas où on en a trouvé à l’aide des réactifs supposés spécifiques de l’albumine, c’est qu’on avait confondu la mucine avec la sérine (4).

Ainsi, d’une part, on admet comme un fait démontré, indiscutable, que l’albumine qui peut existerdans l’urine des .albuminuriques, dans les épanchements de la pleurésie, de l’ascite, de l’hydrocèle, n’est autre que celle du sérum, laquelle ne peut pas exister dans l’urine de l’état de santé; et, d’autre part, ainsi que

1. Jaccoud. Traité de pathologie interne, t. I, p 43, et Dict. de méd et de chir. prat., art. « Hydropisie ».

2. Méhu. Etude sur les liquides épanchés dans la plèvre, Arch. gén. de médecine, juin et juillet 1812.

Des liquides de l'hydrocèle do la tunique vaginale et de l’hydrocèle enkystée de l’épididyme, ihid., mai 1815.

Etude sur les liquides pathologiques de la cavité péritonéale, Ibid., novembre 1877.

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