‹ Microzymas et microbesChapitre 75 sur 86 · J'avais déjà découvert un ferment soluble dans le pus et · texte numérisé non relu

J'avais déjà découvert un ferment soluble dans le pus et

dans d’autres productions pathologiques. , ^ ,

2. Sur la matière albumiuoïde-ferment de 1 urine. Recherches sur la fonction du rein. Comptes rendus, t. LX, p. 445. Sur les variations de la néfrozymaso dans l’état physiologique et dans l’état pathologique. Ibid., t. LXI p. 251. Mémoire sur la néfrozymase

LES ALBUMINXIBIES

sième partie, qui devait être consacrée à des recheches et à des considérations sur la fonction du rein, pour bien établir l’origine exclusivement rénale de la zyinase de l’urine, ne l’a été que dans quelques détails : elle sera comprise dans la présente communication.

11 convient de citer aussi un travail de la même époque sur la néfrozymase dans les affections des centres nerveux, par M. le D‘‘ Louis Leblond (1). Une analyse de ce travail se trouve en Appendice dans le Mémoire de 1865, que j’ai l’honneur d’offrir à l’Académie et de déposer sur le bureau.

J’ajoute, enfin, que le fait de l’existence de la néfrozymase a été confirmé dans deux thèses présentées pour le doctorat, l’une à la Faculté des sciences (2), l’autre à la Faculté de médecine de Paris (3). Je note seulement que l’auteur de la première thèse a eu le tort de changer le mot si compréhensif de néfrozymase, en celui d’amylase, aussi impropre que prêtant à confusion : sur quoi j’aurai à insister.

La méthode que j’ai appliquée pour découvrir et étudier la zymase de l’urine est la même dont j avais fait usage dans mes précédentes recherches. Elle consiste à précipiter l’urine par une quantité suffisante d’alcool pur; à recueillir le précipité sur un filtre, à l’essorer et à le reprendre par l’eau pour en séparer la partie soluble. Si la dissolution obtenue est capable, dans des conditions bien déterminées, d’operer quelque transformation d’une substance fermentescible donnée, par exemple du sucre de canne, comme la zythozymase ; de la matière amylacée, comme la diastase ou la sialozymase ; des albuminoïdes, comme la pepsine en présence d’un acide ; la preuve de 1 existence du ferment soluble ou zymase est acquise, et une contre-épreuve suffit, pour être certain que 1 on

ou matière albuminoïde-ferment de l'urine dans l’état normal et l’état patuologique, Montpellier Médical et Gazette neoaomadaire, n«= 24 et 25 (1865). . ,

1 Thèses de la Faculté de medeoine de Montpellier, l8bo.

Z. Recherches sur Vamylase de Turine, par M. Elisée Dubourg,

3. Contribution à l'étude expérimentale de la fonction du rein, par M. Gara. Chabrié, 1892.

ALBDMINDRIES

n’a pas été dupe de quelque illusion: la contre-épreuve consiste simplement à chauffer la dissolution zymasique à l’ébullition et à s’assurer qu’après l’influence d’une température de 100 degrés elle n’exerce plus aucune action sur la matière fermentescible dans les mêmes conditions.

Démonstration du fait que L'urine normale de l'état de santé contient une zymase. — Ma première préoccupation a été de m’assurer do l’état de santé parfaite des personnes dans l’urine desquelles je me proposais de découvrir un ferment soluble; et la seconde, de m’assurer que cette urine était à réaction acide, comme est toujours l’urine humaine de l’état physiologique; et de plus, qu’elle n’était point albumineuse dans le sens classique, ne coagulant ni par la chaleur, ni par l’addition ménagée de l’acide nitrique.

Ces constatations faites, l’urine était soigneusement filtrée, afin d’éliminer le mucus et tout ce qu’elle pouvait contenir en suspension, et additionnée peu à peu d’alcool rectifié pur jusqu’à l’apparition d’un précipité floconneux : pour cela il a fallu rarement employer plus de trois volumes d’alcool à 90 degrés centésimaux pour" un volume d’urine. Gela fait, on donnait au précipité le temps de se rassembler, ce qui exigea quelquefois vingt-quatre heures. Quoi qu’il en soit, avant de recueillir le dépôt effectué, on s’assurait qu’une seconde addition d’alcool ne troublait plus le liquide éclairci qui le recouvnait (1). Enfin, le précipité était recueilli sur un filtre pour y être lavé à l’alcool plus faible (73 à 80 degrés centésimaux) jus-

1. On peut être surpris qu’il faille employer autant d’alcool pour précipiter une matière albuminoïde soluble ; c’est qu’on a cru que l’alcool, même à petite dose, coaffule l’albumine jusque dans le sang des vaisseaux. Ce préjugé a été combattu par M. le Dr Clément Combesoure. Il recevait le sang, à l’issue de la veine, dans deux fois son volume d’alcool à 55 degrés centésimaux : or, loin de se coaguler, le sang se dissolvit complèleuient, y compris l’hémoglobine des hématies ; de plus il a vu que pour précipiter et coaguler ensuite l’albumine du sérum, il fallait ajouter jusqu’à '4 volumes d’alcool à 90 degrés. — Cl. Combesoure ; Recherches expérimentales pour réponi'e à cette question ; Peut-on expliquer les effets thérapeutiques des ammoniacaux par leur action coagulante? Thèses de Montpellier, 186J.

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qu'à ce que celui-ci en eût enlevé tous les matériaux adhérents de l’urine. Le précipité, égoutté et essoré, était alors soumis aux épreuves suivantes ;

a. ) Le précipité provenant de 100 centimètres cubes d’urine, délayé dans environ 5 centimètres cubes d’eau distillée est ajouté à 40 grammes d’empois au 20“ (2 grammes de fécule pour 40 centimèires cubes d’eau), préalablement refroidi à 70 degrés. Après avoir intimement mêlé le tout, la flole ou le tube contenant le mélange est introduit dans un bain-marie à 60 degrés. Dans peu d’instants, la masse, d’épaisse et visqueuse qu’elle était, se trouva complètement liquéfiée et bientôt il fut possible de constater que le réactif cupropotassique en était réduit et que, par conséquent, du glucose était produit par saccharification de la fécule. Bien entendu on s’était assuré que l’empois employé n’était point réducteur.

b. ) La totalité du précipité se comporte donc comme unezymase analogue à la diastase et à la sialozymase. Mais l’expérience prouve que le précipité est incomplètement soluble dans l’eau. Il s’agissait de prouver que le pouvoir saccharifiant appartient à la partie soluble et que la chaleur supprime cette activité. Voici cette expérience :

Une quantité suffisante du précipité est délayée dans un peu d’eau et le liquide jeté sur un filtre. De la solution filtrée on fait deux parts égales :

L’une est ajoutée à l’empois, comme pour l’expérience a ; à 60 degrés, on constate la rapide liquéfaction et saccharification de la fécule.

L’autre àété portée àl’ébullition avant d’êtreajoutée à la même quantité d’empois ; dans les mêmes conditions de température il n’y a pas eu liquéfaction et, bien entendu, point de saccharification.

c. ) La partie insoluble du précipité, bien lavée à

l’eau distillée, délayée dans un peu d’eau, a été introduite dans la même masse d’empois; les conditions de température étant les mêmes, l’empois^Éft resté inaltéré. ^

C’est donc dans la partie soluble du précipité que réside l’énergie zymasique qui fluidifie l’empois et en saccharifie la matière amylacée; et comme pour

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toutes les zymases, la chaleur à lOO; degrés supprime

^^^Démon^ration directe quel' urine contient une zymase saccharijïantede la matière amÿ/acée. — Cependant si

Turine physiologique contient vraiment une telle zymase, elle doit, elle-même, directement, etre active. En effet, en ajoutant 10 S!

d’homme adulte et soigneusement filtree à ^5^0 centi mètres cube d’empois au 20% le mélangé fut dès qu’il eût atteint 60 à 70 degrés et 'ine demi-heure après, on constata que beaucoup de glucose était

^°Comme contre-épreuve, il a été démontre que la même urine, préalablement portée à 100 degrés n’exerce plus aucune action suri empois dans les mêmes conditions. , j

Mais la dissolution de la partie soluble du F®cipité est à réaction acide sur le tournesol, ainsi que burine employée aux expériences. Je prouve dans mon Mémoire, que l’acide cause d^ 1 acidité u est pour

riendans la fluidification et saccharification de 1 empois ; d’ailleurs les expériences précédentes apportent

Lee elles la preuve que l’acidité n y est pour rien,

puisque l’urine bouillie, restee acide, a perdu toute Ltion transformatrice. . . ,

L’urine de chien, prise dans la vessie quoique plus faiblement acide que l’urine humaine, fluidifie aussiet saccharifie très rapidement l’empois dans les memes Lnditions ; et nous verrons qu’il n en est pas ainsi de l’urine de certains herbivores.

Démonstration que la substance organique du précipité de l'urine par l’alcool est deriature alburmnoide.

Le fait crue la substance organique du précipite est L l’ordre des ferments solubles, suffisait pour faire admettre qu’elle est albuminoïde, mais le sujet était îouvéau et il ne fallait laisser planer aucun doute

^'^ELpremiCTLeu, le précipité en totalité répandait à l’incinKon l’odèurL cLne brûlée si caracteristiLe de l’albumine et de la plupart des matières albuminoïdes, en laissant avec les cendres un charbon difficile à brûler; de plus elle donnait avec le reactif

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