III IV
Or voici, d'après Dumas et Cahours.le dosage des mêmes éléments en centièmes dans l’analyse de 1 albumine du sang d’homme.
Carbone .
Hydrogène Azote. . .
Je pourrais citer d’autres exemples qui feraient ressortir l’importance de la méthode d’analyse qui a conduit à des résultats aussi remarquables; je n en citerai plus que deux. L’un, je l’emprunte au livre de M. J Béchamp (2) ; le voici : , ,
Albuminurie liéeàune éruption cutanée. — L éruption rappelait, par ses caractères généraux, la variété
l.J. Béchamp. Nouvelles recherches sMr les albumines norrraies et vatholoqiques, p. 230; J. -B. Baillière et fils.
'2. Notwelles recherches sur les albumines normales et pathologiques, p. 206.
LES ALBDMINDRIES
d’eczéma appelé impétigineux. Après une journée passée à l’air libre, par un temps froid et humide, le malade est obligé de se mettre au lit. Céphalalgie violente, courbature générale, maux de reins. On note que l’éruption qui siégeait à la face dorsale des pieds et des mains a disparu, la peau est complètement sèche. Œdème de la verge et de la base des poumons.
L’urine des vingt-quatre heures au début était de 1.670 centimètres cubes. Elle est à réaction acide. Il s’y forme un large dépôt d’acide urique; au microscope pas autre chose, pas de tubuli. Elle ne fait que louchirsans donner de précipité à l’ébullition. L’urine filtrée est précipitée par l’alcool. Albumine totale par litre 4 gr.92. Le précipité lavé, essoré, se dissout, peu h peu, complètement dans l’eau distillée. La solution fluiditie rapidement l’empois et le saccharifîe.
Eh bien, cette solution contient deux albumines solubles que M. J. Béchamp a réussi à séparer par un procédé ingénieux qu’il serait trop long de décrire.
L’une, la plus abondante, a pour pouvoir rotatoire :
[ajj=— B0“,9.
Sa dissolution aqueuse ne fait que louchir sans donner de coagulum à l’ébullition; elle n’agit quefaiblement sur l’empois qu’elle liquéfie sans le saccharifier.
L’autre, la moins abondante, a pour pouvoir rotatoire ;
Sa solution aqueuse ne louchit même pas à l’ébullition ; cette solution possède les propriétés de la néfrozymase, fluidifiant et saccharifiant énergiquement l’empois. 11 est fort probable que l’action fluidifiante sur l’empois de la première, tient à ce qu’elle conter nait encore un peu de celle-ci.
Et ces résultats ont été confirmés par l’analyse de l’urine émise après le commencement du traitement. Pour les détails, voir le livre de M. J. Béchamp.
Voilà un exemple, nouveau prouvant bien que 1 albumine isolée n’était pas celle du sang.
Diabète sucré. — Urine claire, franchement acide, ne donnant d’albumine ni par la chaleur, ni par l’acide nitrique, 54 gr. de gluose par litre. Urines des vingt-quatre heures 4.500 centimètres cubes.
Nétrozymase . 0 gr. 91 p. 1.000 centimètres cubes
Cendres . 1 gr. 31
Le malade éliminait donc 4 gr. 1 de matière albuminoïde zymasique par vingt-quatre heures.
Autre cas. Urine non albumineuse, acide, moins claire que la précédente; 16 grammes de sucre par litre. Traitement au pain de gluten.
Néfrozymase ..... 0 gr. 71 p. 1.000 centimètres cubes
Matières minérales. . 0 gr. 86 —
Un mois plus tard, l’urine, possédant d’ailleurs les mêmes caractères, ne contenait plus assez de sucre pouvant être indiqué au saccharirnètre, mais le réactif de Pehling en était encore réduit, trouvé .
Néfrozymase . 0 gr. 50 p. 1.000 centimètres cubes
Cendres. ....... 0 gr. 80 —
Un mois après, l’urine ne contenait presque plus de sucre, l’iirine des vingt-quatre heures étant de 1.800 centimètres cubes, trouvé :
Néfrozymase . 0 gr. 33 p. 1 .000 centimètres cubes
Matières minérales. . 1 gr. 31 —
La néfrozymase, dans toutes ces expériences, possédait la grande activité de celle de l’urine normale.
Je résume dans le tableau ci-après (tableau V) un
certain nombre d’autres déterminations de néfrozymase
que j’ai faites dans l’urine de diverses autres affec-
LES ALUDMINTJRIES
tions : j’y ai joint le dosagé correspondant des matières minérales.