‹ Midi a quatorze heures: comédie-vaudeville en un acteChapitre 2 sur 12 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

MARCBLLT.

Que je Taime... {Effrayé et se reprenant.) Que tu raimes.^

FEQNAND, bos.

Que je mourrai si je ne, suis pas son mari.

MARCELLT.

Veux-lu bien ne pas parler tout bas... que si Camille venait elle croirait que nous complotons.

FBRNAND, haut.

Ainsi ta plaideras ma cause auprès d*Ângèlet

HARCELLY.

Mais ne crie donc pas comme ça.

FBBNAND.

Comment veux-tu que je parle?

MABCEILT.

Ne parle pas du tout, va-t-en.

FERNARD.

Ah ! Marcelly, tu n'as guère d*amitié pour moi ..

MARCELLY.

Mais si animal... j'en ai... j'en ai beaucoup, mai.s je suis Irèsembarrassé.. Je voudrais bien tovoiràraaplacp... car j\ai boau faite, Camille trouve partout matière à soupçons .. Je ne sais plus comment me retourner...

Air : Restez, restez, troupe joîie.

Elle interprète mon silence, Elle interprète chaque noot ; Elle condamne ma présence.

Si je suis absent, aussitdc.

Je suis condamné par défaut. Un cheveu devient une trame, Son cœur devient un tribunal ; En un mot, l'amour de ma femme.

S'est fait procureur général.

FBRNAND.

Pauvre Marcelly l

MARCELLT.

Tiens, par exemple, je suis très-caressant, c'est dans ma nature, et dame, tu comprends? moi, j'embrassais ma femme, je l'embrassais souvent, tous les jours, plusieurs fois ! Eh bien ! elle m'a dit que puisque j'aimais tant à embrass-^r, je devais en embrasserd'autres... je tedis que c'est très-embarrassant!... Depuis huit jours, madame de Férieux avait cessé ses visites, et maintenant, elle va TQyem, giàce à toi» clerc imprudent, cousin infidèle...

ô MI1>I A QUATORZE HBURB8

FBRRAND.

11 me vient une idée.., si tu priais ta femme de parler poui moi à son amie?

HARCEUT.

Ah î c'est peut-être un moyen... Ça détruira ses... Ah bien ! oui... mais elle croira que c'est un coup monté ! Car Angèle ne peut se marier ayant la fln de son deuil, et... J'aime mieux ne me mêler de rien... laisse-moi tranquille 1...

FEI\.NAND.

Ce soir nous reparlerons de cela, n'est-ce pas?

UARCELLT.

Oui... tais-toi... voilà Camille.

FEENAND, bas.

Jure-le moi l songe qu'il y va de ma vie, de mon bonheur t et que...

HARCBLLT, effrayé.

Mais parie-moi donc d'affaires, animal !

FERNAND

Ah ! oui... oui... {CamiUe parait à droite,)

SCEME IT.

LES UÉHBS, CAMILLE.

FERNAND, Q pTÎs un cods^ Va ouvert au hasard et lit, « Tous les biens de la femme qui ne sont pas constitues en dot sont paraphernaux. »

MARCEixy, tout en regardant Camille du coin de VœiL Ah 1 tu vois bien... et puis plus bas, tiens... (// lit,) « La fomme a Tadministration et la jouissance de ses biens paraphernaux. »

FERNARD.

Oui, tu avais raison, et comme feu monsieur de Féricux a joui des biens paraphernaux de sa femme...

MARGBLLT, le poussani.

Hem... hem...

FERNAND

La succession doit...

CAMILLE, s*avançant, à Mareelly.

Vous ne m'aviez pas dit, mon ami, que vous fussiea chargé du procès d'Angèle.

MARCELLY, d part, * Maladroit!

FERNAND, troublé.

Mon cousin n'y a pas pensé...

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