‹ Miettes de bonheurChapitre 2 sur 17 · MIETTES · texte numérisé non relu

MIETTES

Voudrez-vous les accepter en toute confiance ? Elles apaiseront vos souffrances les plus cruelles. Elles apporteront à votre vie troublée, plus de chaleur, de courage, de force, de bien-être, d'amour, de soleil.

Une lutte terrible pour votre existence, celle de votre famille vous dégoûte de la vie ? L'effort mal secondé vous épuise ? Autour de vous, tout vous semble rempli d'égoïsme, de brutalité insultante ? Victime de responsabilités qui vous écrasent, vous n'espérez même plus ? L'argent, dieu de la terre, semble vous ignorer ?

Goûtez quand même à ces pauvres Miettes.

Elles vous apporteront l'effet du sel aspiré par le malade privé de connaissance.

On le croit mourant ; ses forces, ses facultés semblent s'éteindre par degrés.

Dès que les senteurs du sel le réveillent, il reprend conscience, retrouve ses forces, une nouvelle énergie, et continue vaillamment sa vie.

La misère chassée de Vexistence ...

Qui sait si ces Miettes, lentement absorbées, ne vous apporteront pas une vigueur nouvelle, chassant pour toujours la misère de votre existence ?

Votre cœur vous rend malheureux ? Il est incompris, méconnu, trahi, blessé, dégoûté ?

Laissez ces quelques Miettes vous réchauffer doucement à un nouveau foyer. Elles vous parleront de l'amour des choses ; vous comprendrez sans peine, la franchise de leur langage.

Elles apporteront à votre désiv d'aimer, si attirant, si grisant, l'objet de ses rêves. Vous en jouirez suivant vos goûts, sans vains obstacles.

Même si l'amour vous a meurtri, au point de vouloir renoncer à ses banquets ; au souvenir des bons moments qu'il vous a apportés, ne rejetez pas ces humbles miettes.

Jamais rassasiés ...

Vous les goûterez sans remords ; vous leur trouverez un peu l'arôme de ces fleurs fraîches, pleines d'une vie colorée, qui ne semblent demander qu'à se donner, pour apaiser, mieux charmer et enivrer.

Vous n'en serez jamais rassasiés, des miettes ne peuvent qu'aiguiser l'appétit.

Les pains, les gâteaux, les bonbons, les parfums d'aujourd'hui n'ont-ils pas autant de saveur que ceux d'hier et d'il y a dix et vingt ans ?

Ces aliments nature nous réconforteront, même si leur étiquette peut paraître vieillie. Ils ont été composés si bien pour nous, correspondent si pleinement à nos besoins, que seuls ils peuvent nous guérir.

Toujours de meilleures heures ...

Et l'originalité savante du grand homme de 1935 que nous sommes tous, plus ou moins, sera d'assimiler, suivant la profondeur de sa science et la beauté de sa grande âme, cette nourriture, très ancienne si l'on veut.

Seule, elle a pu assurer, quoique nous en

pensions, notre bonheur d'aujourd'hui. Grâce à elle, nous tiendrons à honneur de préparer pour demain et après demain, encore et toujours de

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