JEUNE NOÉ.m, CHANSOSftETITE
Air : Du premier pas.
Pour Noémi
J'ai fait la maisonnette
Que vous voyez sur ce coteau fleuri ;
Petite , simple et toujours gentillette ,
Elle sera la paisible retraite
De Noémi {bis).
Ma Noémi, Quand sous le vert feuillage Le rossignol chantera : Sol, ré, mi, Avec Nelly, dans ce riant bocage Viens te livrer aux doux jeux de ton âge , Ma Noémi {bis).
Ma Noémi Préfère a l'imposture D'un monde vain, dans l'erreur endormi, Ces prés , ces bois , cette simple nature , Et le Lambou , fleuve en miniature, Pour Noémi (bis).
Ma INoémi, Sois toujours bonne et sage, Au malheureux prête un fidèle appui , Et, s'il venait près de ton ermitage, Ouvre bien vite et lui fais bon visage ,
Ma Noémi (bis).
Ma Noémi , Puisse un destin prospère Ne point fixer ton bonheur à demi, Et puisses-tu toujours être étrangère Aux noirs chagrins, à la douleur amère, Ma Noémi (bis).
Ma Noémi, Descends avec Perrette Dans ce vallon par l'ombrage embelli; Vous cueillerez la blanche pâquerette , Moins que vous deux et fraîche et joliette ,
Ma Noémi (bis).
Ma Noémi Dans la verte prairie Un jour viendra rêver à son ami.
Je fus de lui, dira -telle, chérie, Et volontiers il eût donné sa vie
Pour Noémi (bis).
ii. 9.
Au docteur Guillemeau.
Le 8 février 1852.
Si , t'échappant des rives de la Sèvre , Par les wagons tu venais a l'Etang, Je te dirais dans mon vers chevrotant : Fils d'Esculape, enlève-moi la fièvre.
Je livrerais mon corps a ton esprit; J'avalerais sel , jalap et rhubarbe , Je resterais sans me faire la barbe, S'il le fallait, tout le jour dans mon lit.
Tu me lirais tes odes pindariques, Tes contes bleus, tes apologues vifs, Morceaux de prince, antisoporifiques Qui me seraient d'excellents réactifs.
Mais de te voir j'ai perdu l'espérance; Mon âge beureux pour toujours a cessé; Du bout des dents je ris de ma souffrance, Et je fredonne a demi trépassé.
SUR LA NOMINATION d'un DÉPUTÉ VENDÉEN.
7 avril 18*12.
Saint-Ovide l'emporte , et l'abbé Clopiné Comme législateur ne nous est pas donné.
Nous échappons à sa tonsure ,
Nous échappons a sa morsure , Et, par le temps qui court, j'en puis être étonné.
Mais quel est Saint-Ovide? un sage? un moraliste?
Non , pas du tout, c'est un artiste , Un agronome en herbe ; un orateur malin , Quelque chose de faux , quelque chose de fin ,
Qui suit le pouvoir à la piste,
Qui fut un peu républicain,
Qui fut long-temps orléaniste;
Qui devient grand bonapartiste, Et qui par ses zigzags doit faire son chemin !