‹ Mignardises amoureuses de l'admiréeChapitre 13 sur 33 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Quand ma Nimphette jolie Tourne devers moy ses yeux, Hors de moy s'enfuit ma vie De moy n&vré furieux.

Si une fois ma cruelle Destoume ses yeux de moy, Blessé de rage nouvelle Je meurs en plus dur esmoy.

Que feroy-je donc pour vivre ?

Quel just reboiroi-je, bel as !

Faudroit-il point que délivre Je me visse de ses las ?

Ce seroit le vray breuvag-e, Ce seroit ma guarison :

Mais je me plais davantage En ce«te douce prison.

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