La RenamancCy livre 1, cli. \iii
Î.M MKiXKT, MICIIKI.KT, TIKNRI MARTIN.
grandir), sont François I", Charles-Quint ot Li^onX.
S*il avait jn^O François T' il y a dix ans, tout en le condamnant comme roi, car il n'a jamais aimé les rois, il se serait peut-être souvenu qu'au milieu de ses fautes et de ses vices, il était très Français et qu'il a été appelé le Père des lettres.
Père des lettres! Qui dit cela? Ce sont les historiens hommes d'Etat (Guizot, Mignet et les autres). Ici, Michelet ouvre une de ces innomhrahles parenthèses, où il raconte ses passions. Il y a entre les doctrinaires et lui une opposition profonde d'idées, de sentiments, de méthode. Il y a aussi de longs ressentiments, une animosilé très personnelle.
A peine contenue ailleurs, elle éclate enfin dans toute sa violence. « Arrière, faux docteurs et faux dieux ! » Us ont tourné quelques pages de manuscrits, élucidé quelques faits; mais leur édifice est effondré. Il dirait volontiers d'eux ce que Sprenger disait de Luther et des ]>rédicants : « Je crèverai leur
MICHKLKT. :>:r.
lambour. » — « Pour moi, qu'ils ont mis au ban depuis si longtemps, est-ce par rancun»
que je constate cotte ruine? Pas du tout...
Deux hommes, à ma connaissance, ont résista h reiitraînement : l'un, c'est mon vénérable maître Sismondi; l'autre, c'est moi \ »
Le Père des lettres, le vrai, c'est le peuple. 11 prend les artistes et en fait des souverains. Les rois, François I", n'en font que des courtisans.
11 accorde pourtant que François 1" les aima. Charles-Quint ne sut que les flatter. Il ne pense pas grand bien de Cliarles-QuinI, malgré « l'intéressante brochure » de Mignet : homme d'affaires, grossièrement sensuel, incapable du grand, faible pour gouverner, fort pour étouffer. Quant k François V\ « avec beaucoup d'esprit, la créature rabelaisienne tient du porc et du singe ». Il l'acciiso d'avoir voulu violer sa sœur Marguerite. Leur mère, Louise de Savoie, l'y poussait. Et Mi-