FUNERAILLES
Q. — Qui doit s'occuper des détails des funérailles ?
R.—Les formalités qu'entraine la mort d'un membre d'une famille causent aux survivants beaucoup de démarches et de pourparlers pénibles. On a donc l'habitude de charger de ces détails quelque proche parent ou ami, qui, tout en étant assez rapproché ou intime pour s'occuper avec soin des préparatifs, est cependant plus à mème de supporter les fatigues de ces détails qu’un des membres de la famille immédiate. [1 vaut mieux choisir quelqu'un qui. a l'habitude de s'occuper de ces choses-là et il est toujours bon de fixer une limite aux dépenses.
Q. — Qui décide de la nature des funérailles ?
R.— S'il n'y a dans le testament aucune disposition relative à la nature des funérailles, la personne qui se charge des arrangements doit s'entendre à cet égard avec le plus proche parent et ensuite ne plus le tracasser à ce sajet. S'il n'y a aucun ami qui puisse se charger de ce soin pénible, il vaut mieux charger l'entrep neur d:: pompes funèbres de la triste cérémonie.
Q. — Peut-on voir la famille avant les funérailles ?
R.— Non, on ne doit pas demander à la voir : mais on peut envoyer sa carte et une lettre contenant des offres amicales de services.
Q. — Peut-on refuser de porter les cordons du poële ?
R.—La maladie est la seule excuse que l’on puisse alléguer. On refuse un plaisir, mais non une obligation de ce genre.
Q. — Quand les invités doivent-ils arriver ?
R.—Les invité à des funérailles ne doivent pas sc présenter avant l'heure indi ‘iée, heure à laquelle le corp: est exposé pour que les amis puissent y jeter un dernier regard. Généralement la famille fait sa dernière visite au cercueil du défunt avant cette heure-là et toute violation de cette dernière intimité serait un acte de mauvais éducation.
Q. — Qui reçoit les invités à la maison mortuaire ?
R. —Si les invités se réunissent à la maison-fnortuaire, la coutume est que quelque proche parent, qui ne soit pas de la famille du défunt, soit là pour les recevoir et leur faire les honneurs.
Q. — Comment sont distribués les crêpes ?
R.—Si des crépes sont distribnés aux invités, on doit les leur remettre aussitôt qu’ils pénètrent dans la maison.
Q. — Quelle tenue doit-on avoir dans une maison en deuil ?
R.—EÆEn entrant dans une maison en deuil, on doit retirer son chapeau et le tenir à la main jusqu'à ce qu’on ait quitté la maison ?
Q. — Où est exposé le corps ?
R.—Le corps est généralement exposé dans le salon de la maison ct la famille se tient dans une autre pièce.
Q. — Peut-on envoyer des invitations à des funérailles par la poste ?
R. — Non, elles doivent être portées à la main.
Q. — Qui s'occupe du deuil de la famille ?
R. — Une amie intime ou une parente qui n’est pas de li famille immédiate doit s'occuper d'acheter le deuil des dames de la maison; et un ami ou parent, le deuil des bammes.
Q. — Peut-on .ortir entre le décès et les funérailles ?
R.— Aucun membre de la famille du défunt ne doit Sortir de la maison entre la mort et les funérailles, pour aucune course, sous aucun prétexte,
Q.—Comment fait-on, si des invitations ont été envoyées pour assister aux funérailles ?
.R. — Une liste des personnes invitées doit être donnée à la personne qui dirige la cérémonie funébre et qui four-
nira à l'eutr nrencur des pompes funèbres une liste de l'ordre dans lequel les invités doivent être placés dans le cortège ct ensuite dans les voitures.
Q. — Comment se fait le départ de la maison mortuaire?
R.—Le maitre de cérémonie précède la famille qui passe ensuite entre les rangs des invités. Ceux-ci .ont tete f
nue et n'ont pas de salutations à “ire.
Q. — Comment fait-on s'il n’y a pas d'invitation ?
R.—Si l'invitation se fait par les jounraux en ces termes : “ Parents et amis sont priés d'assister sans autre invitation”, on ne doit pas s'attendre à recevoir de lettre de faire part. Chacun se place à son gré dans le cortège ou dans les voitures.
Q. — Doit-on suivre le convoi la tète découverte ?
R.—On garde son chapeau, pour suivre le convoi ; mais on doit l'enlever quand le corps est porté de la maison au corbillard et du corbillard à l’église et reporté au corbillard.
Q. — Comment se sépare-t-on en sortant du cimetière ?
R.—Lorsque les voitures quittent le cimetière, les invités n’ont pas à revenir à la maison mortuaire ; e1 remontant en voiture on doit donner directement au cocher l'indication de l'endroit où l'on désire aller.
Q. — Quelle est la place du médecin de la famille ?
R.—Si le médecin de la famille peut suivre les funérailles on doit lui donner un siège dans la voiture qui suit celle de la famille immédiatement avant les invités.
Q.— Les dames suivent-elles les funérailles ?
R. — Ce n'est pas d'usage; mais généralement les dame de la famille peuvent se rendre à l'église et au cimetière par une voie détournée,
Q. — Quelle politesse doivent les amis ?
R. — Dans la semaine qui suit les funérailles, les amis
doivent déposer leurs cartes pour la famille du défunt et
faire une autre visite au bout d'une quinzaine en demandant à voir les membres de la famille.
Q.— Quand peut-on ne pas accepter une invitation à des funérailles ?
R.—Les amis en grand deuil ne font pas de visites de condoléances et sont excusés S'ils n'acceptent pas d'invitations à des funérailles. Mais tous les autres doivent les accepter.
Q. — Jusqu'à quel degré de parenté les fleurs sont-elles obligatoires pour honorer un mort p
R.—Les fleurs ne sont jamais obligatoires ; cependant ceux qui souffrent sont sensibles à toutes les attentions ; en somme, c'est bien plus à ceux qui restent que l’on donne un témoignage de sympathie quand on envoie une gerbe de fleurs qu'à celui qui meurt : il n'y à pas de règle pour ces sortes d’usages ; tout est de convention et le cœur est le seul juge.
Q. — Est-on obligé d'offrir un repas aux parents ct amis qui se sont dérangés de loin pour l'enterrement ?
R.— Cet usage est quelquefois cruel, mais on ne peut pas toujours s'y soustraire. Les personnes qui viennent de loin ont besoin de se restaurer, dans ce cas on offre une collation : bouillon, viande froide, fromage. the.