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Q.— Existe-t-il des règles pour l'emploi du mouchoir ?
. R.— Voici comment il y a trois cents ans nos aïeux ctablissaient déjà le rôle du mouchoir de poche : “ Quand tu te mouches ne sonne trompette de nez et après... remets ton mouchoir dans ta poche, sans regarder... rien. Ne porte ton mouchoir ni à la main. ni à la bouche, ni pendu à la ceinture, ni dessous la robe. Mets-le en lieu qu'on ne le voie et d'où tu le puisses tirer quand tu en auras à faire. Garde-toi de le présenter aux autres, bien jte tu ne t'en fusses quasi point servi”.
Q. — Une jeune fille doit-elle porter en ville des talons hauts ou des talons Louis XV ?
R.—1I1 vaut mieux : pas. — Ce talon n'est point fait pour la marche... et la jeunesse doit marcher beaucoup. De plus, pendant que le corps est en voie de développement, la position anormale du pied, sa pente exagéréc, ne sont pas sans inconvénients au point de vue hygiénique. On a donc raison d'interdire aux jeunes filles ce talon, sinon en quelque circonstance exceptionnelle, pour unc chaussure très habillée et en tout cas, il doit être le moins haut possible.
Pour se grandir, mieux vaut mettre dans la chaussure méme une petite talonuette invisible et porter le talon extérieur modéré. Il n'est pas possible d'indiquer une limite à la hauteur permise ; cette petite tricherie doit rester discrète ct raisonnable.
Q. — À quel bras doit-on porter un bracelet ?
R. — Un bracelet se porte généralement au bras gauche, mais ce n'est pas une faute d'en porter un au bras droit.
Q. — Que doit-on penser du face à main, comment doiton s’en servir ?
. R. —Le face à main est pour la femme un bijou, un JouJot, une contenance, une raison d’être joli et séduisante.
Il sert de prétexte à mille attitudes irrésistibles, ct s'emploie à mille usages, à part celui d’aider la vue, que les femmes ont, dans la plupart des cas, fort bonne.
Est-ce la première fois qu'un objet est détourné de «1 destination par la coquetterie ? Celle-ci n'est-elle pas unc succession ininterrompue de ces petits mensonges innocents et inconscients, monnaie courante de la vie mondaine.
Mais, dans des cas nombreux, pourtant, le face à main est d'une utilité plus tangible, plus directe, plus immcdiate. Pour la myope, ou la presbyte— combien sont l'un et l’autre !— par quoi ie remplacerait-on ? Par les lunettes ou le binocle disgracieux er «ui vieillissent toujours les jolis minois ? Fi donc.
À laide du précieux objet, telle qui magasihe, par une après-midi de soleil, examine les étoffes qu'elle veut acheter, se rend compte de la finesse et de la ténuité de
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leur texture, ce qu'avec ses yeux trop doux où trop malins pour ètre forts, elle ne pourrait pas toujours voir. Au théatre, en se jouant, elle suit la scène intéressante, tandis que le miroitement du verre cache aux indiscrets les impressions diverses qui se réflètent dans ses yeux à elle. Cette autre-là, qui se sert de son face à main pour dévisager et toiser tout le monde, messieurs et dames, se fera sévèrement juger, c'est certain, car le face à main, outre ses innombrables qualités, possède le don de vous faire reconnaitre, si celle qui le porte est bien où mal élevée. Il est de suprème inconvenance de fixer quelqu'un avec persistance dans un endroit public. Combien l'oublient ou l'ignorent ? Ce pauvre René Maizeroy, dans un article paru dans une revue parisienne, donnait un jour une définition fort spirituelle des divers genres de f :e à main — que, pour sa part, il écrit au féminin :
“Il en est, disait-il, de sévères, de vicilles, de très simples qui pendent "à un cordonnet de soie où à une chaine d’or, qui s’apparient aux mains tremblantes et ridées des aïeules, aux mitaines de dentelleaux bandeaux de neige, aux yeux de bonté, de douceur, de mélancolie, de ciel pâle, où la lumière décroit et s'éteint peu à peu. Il en est de fines, de coquettes, de fragiles, qui, entre Îles doigts désœuvrés et bagués d'une jolie femme, semblent à la fois un jouet d'éphémère caprice et un accessoire de comédie, qui, mieux encore que l'éventail, accompagnent, accentuent, soulignent Ja grâce subtile. l'impertinence voulue, le mensonge de certains gestes, de certaines attitudes, de certains squrires ”.
Bref, le face à main, est, surtout pendant l'hiver, une sorte de miroir de l’état d'âme de la femme.
Q. —Quels sont les commandements à suivre parala femme qui veut maigrir ?
R. — Chaque matin, à l'aube, tu te lèveras ; Puis avec de l'eau froide bien fort te doucheras : En juillet, à la mer, bains froids rechercheras : Chaque jour, longuement à pied promèneras ; Aussi bien, chaque soir, bicyclette feras :
En sortant des repas, jamais ne dormiras :
À table, les bons mets, tu les mépriseras ; D'un peu de vin rouge, tu te contenteras £
‘Graisse, beurre et pain, jamais ne mangeras ; Et comme un charme, cent ans ainsi te porteras.
Q. — Un homme peut-il porter un gilet blanc avec un tuxcdo ?
R.—Ia mode exige qu'avec le tuxedo le gilet soit
noir.
ohitote TRAMWAY —
Q. — Que doit faire une femme à qui un homme offre sa place dans un tramway ?
Q. — Quoiqu'on puisse dire, les hommes offrent beau coup plus spontanément qu’on ne le croit leurs sièges aux femmes dans les tramways.
On doit remercier de cette faveur par un merci cordia! et distinct.
Mais jamais une femme ne doit solliciter ni du regaril. ni du geste, qu’on lui cède sa place
Q.—Une homme doit-il payer le tramway, s'il si trouve avec une dame de sa connaissance ?
R. — Si une jeune femme entre dans un tramway où se trouve un homme de sa connaissance qui, peut-être, sc déplace pour s'asseoir à côté d'elle, il ne doit pas offrir de donner pour elle un billet ct elle ne doit pas accepter. I! n’est pas à présumer qu’elle soit montée en tramway san: billet et c’est seulement en cas de difficulté qu'il doit intervenir. Si le monsieur accompagne la dame, il e:1 bien naturel qu’il mette pour elle un billet. Si leur rencontre est purement accidentelle, si ce ne sont pas de vieux amis, elle doit vite ouvrir sa bourse et payer. Cependant. s’il la devance, il est inutile de faire de longues discussions, il n’y a qu’à accepter et à remercier. Surtout éviter les protestations bruyantes.
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